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    Youtube soutien le patriarcat de l'industrie musicale

    Mathias Poujol-Rost 🇫🇷 ✅ · Sunday, 18 April - 16:32 edit

(Avertissement : cet article contient une capture d'écran, explicite)

Si vous cherchez de la #musique pop ou électronique sur le site vidéo d'Alphabet Inc, vous trouverez notamment des chaînes qui diffusent des clips... pas officiels du tout. Et pour cause : nombre de ces pistes ou chansons n'ont pas de music video comme on dit.

Alors des canaux #Youtube comme N&T Party, Perfect Music, VDJ Smile, ou encore Chill House Mix, EDM Mixes of Popular Songs, HG Club, Magic Music, Music Trap, SEC tvTM, Queen Deep, Shine Music diffusent des montages avec, pour le son : le morceau, et pour l'image : des femmes jeunes et minces qui dansent plus ou moins en rythme et sont plutôt peu habillée, ou en prenant des poses clairement suggestives.

Une recherche approfondie sur le sujet trouverait sans doute des centaines de #comptes. Parmi ceux cités, les huit derniers sont carrément "validés" (✓) avec le pictogramme associé. #Google cautionne donc ce type de "contenu".

NB : je n'ai pas essayé en activant un filtre familial ou "enfant".

#patriarcat #sexisme #femmesObjets

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    Que sait-on des « concerts-tests » annoncés par Roselyne Bachelot ?

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 16 February - 17:19

Trois concerts expérimentaux vont être organisés à Marseille et Paris, en mars et avril, pour étudier scientifiquement les possibilités d'une reprise de ces événements dès cet été. [Lire la suite]

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    De Biolay à Aubert, tout le monde avait un mot à dire à Bachelot aux Victoires de la musique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February - 23:57 · 3 minutes

VICTOIRES DE LA MUSIQUE - “Je profite de la présence ou de l’absence de madame la ministre pour ne rien réclamer”. Jean-Louis Aubert, président de cette 36e édition des Victoires de la musique , a donné le ton dès son discours d’ouverture. Alors que cela fait bientôt un an que les salles de concert sont fermées en France et qu’aucune perspective ne leur ait donnée, les 3h de show sur France 2 ont aussi été l’occasion pour les artistes d’interpeller Roselyne Bachelot , comme le montre notre vidéo en tête de cet article.

“L’État ne m’a rien donné, jamais. Et je lui ai beaucoup rendu”, a ironisé le chanteur et musicien de Téléphone en préambule de cette “bamboche” musicale. Et de reprendre plus sérieusement: “Tout ce que je vous demanderai madame la ministre, c’est de continuer de prendre soin de tous ceux qui vivent et bossent autour de nous.”

Puis c’est au tour de Benjamin Biolay de profiter de ce micro ouvert en direct pour invectiver les pouvoirs publics. Double lauréat de la Victoire de l’artiste masculin et de l’album de l’année, le chanteur a pris le temps d’évoquer la situation de tous ceux qui travaillent dans le monde du spectacle.: “Ça n’a pas été une année très victorieuse pour la musique”. Il a ensuite pointé du doigt “le silence étourdissant des pouvoirs publics et des gens qui sont censés être notre ministre de tutelle par exemple”. “J’attends qu’on nous écoute un petit peu”, conclut l’interprète de “Comment est ta peine”.

Quelques heures plus tôt déjà, à l’antenne d’Europe 1, le chanteur Benjamin Biolay avait interpellé la ministre de la Culture après qu’elle ait “rabroué” Pierre Niney selon lui. “Je suis tout particulièrement favorable à un débat avec madame Bachelot (...) Alors, oui, une antenne un peu ouverte, où l’on puisse se parler”, proposait-il alors.

Roselyne Bachelot en coulisses

Enfin à un autre moment de la cérémonie, Laury Thilleman et Stéphane Bern ont passé la parole à Thomas Savy, clarinettiste et membre ce vendredi soir de l’orchestre des Victoires de la musique. Lui aussi s’est adressé directement à la locataire de la rue de Valois, au nom de tous ceux qui travaillent pour un secteur qui représente près de 50 milliards d’euros à l’économie du pays. “N’entendez-vous pas les inquiétudes qui tournent au désespoir? Comment vivre en ayant perdu la moitié de ses revenus? En voyant l’avenir chaque jour plus sombre?”, a-t-il déclaré avant de réclamer la prolongation de l’année blanche des intermittents du spectacle.

Roselyne Bachelot n’a pas été vue sur la scène ni dans le public des Victoires de la musique. Mais pourtant la ministre de la Culture était bien là, dans les coulisses de la Seine musicale, comme en attestent quelques photos immortalisées par des médias présents. “Je suis là pour bâtir un modèle résilient, je travaille de jour comme de nuit pour ça, je suis de tout cœur avec les artistes. C’est important d’être là”, a-t-elle glissé au Parisien .

Pas sûr que Benjamin Biolay, Jean-Louis Aubert et le million de personnes qui vivent de la culture en France se satisfassent de ces quelques mots.

A voir également sur Le HuffPost: Aux Victoires de la Musique 2021, pourquoi y avait-il du public malgré le Covid-19?

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    EN DIRECT - Les Victoires de la musique 2021 et tout le palmarès

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February - 19:32 · 1 minute

La chanteuse Yseult lors du concert des révélations des Victoires de la musique 2021 au Casino de Paris, le 11 janvier 2021

VICTOIRES DE LA MUSIQUE - Qui seront les grands gagnants de cette édition 2021? Alors que l’année musicale a été évidemment marquée par la crise du coronavirus , la fermeture des salles de concert et l’annulation des festivals , France 2 célèbre ce vendredi 12 février la musique avec la traditionnelle cérémonie des Victoires. Elle est présentée en direct de la Seine musicale par Laury Thilleman et Stéphane Bern.

Si la musique électro brille par son absence dans les nominations, d’autres artistes font figure de favoris à l’image de Benjamin Biolay. L’interprète de “Comment est ta peine” concourt dans trois catégories: artiste masculin, album et chanson. La chanteuse et comédienne Camélia Jordana est en lice pour la chanson originale avec “Facile”, tandis que Yseult, Pomme et Suzanne se côtoient pour la Victoire de l’artiste féminine.

Les catégories “révélation scène” et “meilleur concert” ont elles laissé place à des nouveautés: “révélation masculine” et “révélation féminine” pour mettre tout de même les projecteurs sur de jeunes artistes, complètement privés de scène en 2020. Et aussi une Victoire du “titre le plus streamé” en France qui sera décernée à “Ne reviens pas” de Gradur avec Heuss l’enfoiré.

Plus d’informations à suivre...

A voir également sur Le HuffPost: Les meilleures punchlines de l’album “aimée” de Julien Doré

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    “À l’heure des Victoires de la musique, c’est tout notre secteur qui est en deuil”

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February - 10:10 · 5 minutes

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Monsieur le Président de la République,

Le poids de la culture a jusqu’à présent été rarement perçu à sa juste mesure: en 2017, la valeur ajoutée des branches culturelles à notre économie représentait 47,5 milliards d’euros, soit 2,3% du PIB national. Dans son ensemble, l’apport direct de la culture à la richesse nationale est comparable à celui de l’industrie agroalimentaire et 1,9 fois celle de l’industrie automobile.

Au total, 1,3 million de personnes vivent en France, de façon directe ou indirecte, d’une activité culturelle ou créative.

La culture est en danger, Mr le président, et tout particulièrement le spectacle vivant.

Nos métiers à l’arrêt, notre secteur en deuil

Aujourd’hui, à l’heure des Victoires de la musique, c’est tout notre secteur qui est en deuil.

Nos métiers ont été les premiers à être touchés par cette crise et depuis le 4 mars 2020, nos sommes tous à l’arrêt et dans l’impossibilité de travailler.

Nous, les concepteurs de spectacle, les producteurs, les chorégraphes, les metteurs en scène, tous les techniciens, les constructeurs de décors, les sociétés de location d’instruments de musique, de son, de lumière, de vidéo et d’effets spéciaux, les chauffeurs des camions, les chauffeurs de tourbus, les cuisiniers, les bureaux de production, les tourneurs, les créateurs de costumes, les maquilleuses, les coiffeurs et les accessoiristes, le personnel d’accueil, les agents de sécurité, le personnel permanent des salles, les... et oui la liste est longue et non exhaustive.

Nous tous vivons en apnée depuis un an maintenant, sans espoir de reprise malgré tous les efforts consentis par l’ensemble des professionnels pour accueillir notre public dans les meilleures conditions.

Arrêtons toute cette hypocrisie! Nous savons qu’une salle de spectacle ou un festival sont moins dangereux qu’un grand hypermarché, et nous vous avons proposé des protocoles sanitaires efficaces, dont vous avez connaissance depuis fin août 2020 par le biais de nos collègues l’Association des Artisans des spectacles.

Depuis un an nous attendons tous les jours, de savoir quand nous pourrons recommencer à travailler, à vivre, et respirer!

Non essentiels, nous?

Les musiciens d’orchestre, les acteurs de théâtre, les danseurs, les techniciens, les attachés de presse, les tourneurs, les directeurs de salles, les producteurs, les prestataires de services?

Non essentiels pour qui? Pourquoi?

Qui décide et au nom de quoi la culture est un bien non essentiel?

Il aura fallu la fronde d’une grande partie du pays pour que les libraires puissent rouvrir. Mais pas les théâtres, pas les salles de spectacle, pas les festivals. Au nom de quoi?

Dans un pays où l’exception culturelle est respectée dans le monde entier. On parle en mètres carrés, on parle en année blanche, on parle en pourcentage, on parle en variants. Mais quand parlera-t-on en humanité, en plaisir, en culture, en partage, en responsabilité?

Comme les étudiants, comme les restaurateurs, nous les gens du spectacle, nous sommes soumis depuis presque un an à des mesures qui nous étouffent et portent un grave préjudice à notre avenir et à celui de la culture.

Mr le Président vous avez promulgué l’année blanche jusqu’au 31 août 2021 pour la majorité des professionnels du spectacle vivant qui sont sous le régime de l’intermittence.

Aujourd’hui malgré cette année blanche, nous vivons avec la moitié de nos revenus, d’autres uniquement avec le RSA, et pour les plus en difficultés encore avec 0 euro.

Une année blanche transformée en année noire

Alors cette année blanche Mr Macron, elle s’est transformée en année noire pour tous ces professionnels!

Nous n’en voyons plus le bout: aucune perspective, aucune reprise, le brouillard complet. Nous ne pouvons même plus préparer notre futur et celui de nos familles.

  • 82.9% des intermittents ne pourront pas ouvrir leur droit à la fin août 2021 et 55.6% des 280.000 intermittents du spectacle ne peuvent pas subvenir à leurs charges avec uniquement 50% de leurs revenus;
  • 20.258 personnes “primo entrants” n’ont que pour seul revenu le RSA, et pour ceux qui ont moins de 25 ans, rien ne leur est alloué;
  • Les artistes, les comédiens, les musiciens, les producteurs de spectacles, les salles, les festivals, les prestataires sont perpétuellement confrontés à l’incertitude d’une hypothétique réouverture, ne cessant d’être repoussée. Dernier exemple ces derniers jours avec l’annulation d’un festival majeur comme Solidays, ainsi que de nombreuses tournées et concert.

LGDS, les gens du spectacle, a engagé diverses actions et propositions avec l’objectif de fédérer l’ensemble du secteur pour traverser cette crise majeure.

Nous avons pu réaliser un sondage, nous donnant un état des lieux concernant les différentes professions du Spectacle vivant.

Nous sommes en relation avec les différents acteurs: ministère de la Culture, Organisations Syndicale, Collectifs, Députés, afin de pouvoir être force de proposition dans cette période.

Sans les gens du spectacle, il n’y a plus de spectacle!

À la vue de la situation catastrophique, nous demandons de toute urgence la sauvegarde de nos métiers et de nos professions!

L’année blanche décrétée ne pourra et ne saurait en l’état répondre à l’ampleur d’une crise longue affectant tout un secteur essentiel à l’économie.

Nous vous demandons d’aller beaucoup plus loin, de respecter tous ces métiers, tous ces savoir-faire, toutes ces compétences afin que nous puissions encore exister dans l’avenir. Il faudra prendre enfin la mesure d’un secteur gravement touché! Et ce depuis le premier jour de cette pandémie.

Nous espérons une fois de plus vous avoir alerté sur l’urgence de nos situations et le danger de voir disparaître le spectacle vivant.

Sans les gens du spectacle, il n’y a plus de spectacle!

___________________________________________________

Le groupe “Les gens du spectacle”, formé en mai 2020, rassemble 16.000 intermittents, indépendants, musiciens, danseurs, artistes, chauffeurs, circassiens, techs, catering, attachés presse, producteur Live ou phono, prestataires, salles de spectacle, festivals...

À voir également sur Le HuffPost: “On parle d’un secteur qui est en train de crever”, le coup de gueule de François Ruffin en écho aux manifestations des professionnels de la culture

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    "À l’heure où l’on me prête une parole qui n’est pas la mienne, je me dois d’écrire pour la première fois"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February - 02:57 · 5 minutes

En 2021, Camélia Jordana est nommée aux Victoires de la musique pour la chanson originale

Le silence facile.

Alors que des mots cognent ma poitrine, les critiques , attaques , et harcèlements viennent se fracasser sur les parois de la bulle que je me suis construite férocement depuis mes 16 ans.

À l’heure où l’on me prête une parole qui n’est pas la mienne, je me dois d’écrire pour la première fois.

L’artiste peut-elle s’inscrire dans la cité autrement que par son art ? Je l’ai cru un temps.

28 ans que je suis. Femme. Française. Arabe. Aimée. Regardée. Critiquée. Désirée. Choyée. Agressée. Sexualisée. Descendante d’immigré.e.s Algérien.ne.s qui se sont battus sous ce beau et grand drapeau tricolore, puis pour l’indépendance de leur pays de sol, de sang, de langue et de coeur, et non de colonie. Musicienne. Comédienne. Vivante.

11 ans déjà que je m’exprime dans la sphère publique grâce au privilège de la notoriété.

Deux semaines après les attentats du 13 novembre 2015, c’est l’âme lourde, accompagnée de mes sœurs de vie Yaël Naïm et Nolwenn Le Roy, que je chante dans la cour des Invalides à l’unisson d’un peuple meurtri.

Un mois plus tard, je suis Marianne, colombe à la main, offrant ma gueule et mon sein droit à la une de L’Obs . Pourtant blâmée.

En mai 2020, alors que je partage mes craintes sur le malaise grandissant entre des institutions et une partie de la population, puis fin janvier lors de la sortie de mon nouvel album, quand j’évoque mon anti-racisme et mon féminisme, mes propos sont transformés et détournés de leur sens. Ainsi, ma prétendue haine de l’homme, qu’il soit blanc ou non, est une pure invention.

Ainsi en est-il également pour Catherine Deneuve, Jane Birkin et Daniel Auteuil, immenses artistes que j’admire au plus haut point depuis l’enfance. Les voilà elles et lui aussi devenir sujets de propos que je n’ai pas tenus et de fausses polémiques.

Un art véritable. Une question simple mais brûlante. Une réponse dense et complexe afin que celle-ci soit la plus claire et mesurée possible sur ces sujets qui me concernent directement et font ma vie jour après jour, éveillée comme de nuit dans mes rêves les plus contemporains... Pour un résultat innommable : une pensée torturée, vidée de sa substance.

Mon engagement est interrogé à chacun des entretiens que je donne. Engagement: “Action de se lier par une promesse ou une convention”. La noblesse de ce mot m’émeut. Elle m’élargit, m’assied, me calme et m’aligne. Je me sens profondément liée aux astres, aux hommes, aux femmes, à la nature, aux émotions et aux ondes invisibles créées par la musique.

Si, à une promesse, je me sens liée, c’est à celle que je me fais à moi-même. Celle du bon et du juste qui marque ma peau. Celle grâce à laquelle le chahut permanent du dehors ne peut entrer dans mon cercle inébranlable. Celle que je prie et en laquelle j’ai une confiance intouchable. Celle qui me garde centrée quand je parle, des millions d’yeux sur mes lèvres.

Pourtant, la seule tristesse qui me vient alors, n’est pas due à la violence qu’on m’accorde (...) La tristesse qui se pose en moi est celle de la citoyenne française que je suis et qui voit son pays divisé"

Je crois profondément en la bienveillance. Et pourtant. Pourtant, la seule tristesse qui me vient alors, n’est pas due à la violence qu’on m’accorde. Ni même à l’impact du harcèlement subi par quelques médias partenaires. Elle n’est pas non plus dans la déception que je vois dans les yeux de mes équipes après tant de travail, entaché par la haine exprimée sur les réseaux sociaux. Non. La tristesse qui se pose en moi est celle de la citoyenne française que je suis et qui voit son pays divisé, la colère au front et la rage au ventre.

J’ai grandi sous vos yeux. Je suis aujourd’hui femme et je me contente de dire les choses en moi. Celles que je porte et qui m’animent, m’inspirent et me font grandir : la nature, le racisme, l’amour, le féminisme... Je crois que les artistes que je tiens au plus haut dans mon estime sont les artistes qui parlent de sujets qui eux-mêmes les animent, et les inspirent. C’est ainsi qu’ils me touchent. Parce qu’ils disent mes maux, mes joies, mes peurs et me rassurent de cette manière. Grâce à eux et elles, je ne suis pas seule dans mes doutes et mes tourments.

Je souhaite que ma musique vous accompagne. Je parle de MA seule et unique vérité, mouvante, mobile, agitée, sinon tranquille. Parce que je ne suis pas une femme politique, mais une citoyenne française accrochée de toutes forces aux valeurs que m’a inculquée l’école républicaine, ayant la chance de pouvoir vous écrire ces mots et qu’ils vous parviennent.

Je parle en ces qualités-là. Rien de plus. Rien de moins.

Oui, je parle. Je m’exprime parce que je vis comme vous cette époque heurtante, troublante, et rassurante parfois. Les angles morts y sont nombreux. Les zones d’ombres aussi et le volume du boucan absurde ne cesse d’augmenter. Je crois qu’il est temps de le stopper. Seuls les mots prononcés valent désormais, non ceux que l’on me prête. J’ai dit ce que j’avais à dire pour maintenant laisser place à la musique. Sinon au silence.

À voir également sur Le HuffPost: À la manifestation pour Adama Traoré, Virginie Despentes et Vikash Dhorasoo ont aussi pensé à Camélia Jordana

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    Aux Victoires de la musique 2021, les musiques électro frappent par leur absence

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February - 02:56 · 5 minutes

Le compositeur de musique électronique Rone, ici aux Francofolies en 2015, est nommé aux César 2021, pas aux Victoires de la musique.

MUSIQUE - Elles auraient pu briller, mais le sort en a décidé autrement. Ce vendredi 12 février, les grands noms de la chanson française actuelle sont en compétition, à l’occasion de la 36e cérémonie des Victoires de la musique diffusée en direct sur France 2.

Parmi eux, il y a ceux qu’on connaît déjà, comme Aya Nakamura, Camélia Jordana , Julien Doré, Grand Corps Malade et Benjamin Biolay, mais aussi les nouveaux, à l’instar d’Yseult, Clou, Hervé ou encore Lous and the Yakuza. Tout le monde est là? Non. Pas un seul DJ, ni compositeur de musique électronique à l’horizon.

Pas de Rone, Thylacine, Arnaud Rebotini ou The Avener, dont les derniers albums sont parus en 2020, ne figurent dans la liste des nommés de cette édition placée sous le signe du spectacle vivant. Ce choix est le fruit d’un vote, celui d’un collège de 900 personnes, composé entre autres de producteurs, artistes, personnalités du milieu de la musique et anonymes.

“Certaines années, il y a beaucoup de diversité. Parfois, on a que des rappeurs. Parfois, on a que des femmes. C’est un problème de saison, j’ai envie de vous dire”, nous explique la directrice artistique des Victoires de la musique Virginie Petit. Elle rappelle que tout le monde est logé à la même enseigne.

À l’étranger, le succès

Peut-on s’attendre à voir un DJ jouer pendant la soirée? Non. “Ils ne peuvent pas vraiment rendre hommage à Juliette Greco ou Christophe”, nous dit l’organisatrice. Le remix de Clara 3000 de “Stella Botox”, titre de l’interprète des “Mots Bleus” disponible sur une édition spéciale de son disque “Les vestiges du chaos”, témoigne du contraire.

La situation est déplorable, selon Alexandre Varcan, patron du label indépendant InFiné. Son catalogue compte certaines pointures du milieu, à l’image d’Agoria et Rone, qui concourt aux César 2021 dans la catégorie “meilleure musique originale” pour la bande-son du film “La nuit venue”. “J’ai le sentiment, et c’est mon regret, que les musiques électroniques n’ont aucune chance de figurer aux Victoires de la musique”, nous confie-t-il.

“Les musiques électroniques mettent pourtant en lumière une qualité et un savoir faire de la production française, poursuit-il. Elles sont un médium dont la France n’a pas à rougir à l’étranger.” Les chiffres l’illustrent bien. D’après une étude du Bureau Export, association dont l’objectif est d’accompagner les artistes dans leur carrière en dehors des frontières, les musiques électroniques françaises étaient, en 2019, le genre musical le plus populaire sur la scène internationale. Et ce, à hauteur de 40%, devant le rap (33%) et la chanson (15%).

Comme tous les secteurs de la culture, celui des musiques électroniques subit de plein fouet la crise. Contrairement aux autres disciplines, ici, les artistes intermittents sont en minorité, rappelle Le Monde . La plupart, à 60%, sont auto-entrepreneurs et ont vu, depuis le début de la pandémie, leurs revenus s’effondrer. “J’ai l’impression que les Victoires de la musique ne sont pas un moment de communion, ajoute Alexandre Varcan. On va rendre grâce à certains morts de la musique, mais on devrait s’intéresser aussi à ceux qui sont en train de souffrir, comme les clubs.”

Un amalgame préoccupant

Garder le moral paraît difficile, tant la part infime d’échappatoire semble loin. Un constat partagé par Tommy Vaudecrane, responsable de Technopol, une association de promotion des musiques électroniques en France. “Nous avons un besoin de visibilité pour notre existence pendant les quatre années à venir, compte tenu du cataclysme qu’a été la pandémie pour tous les acteurs de la scène”, concède-t-il. L’absence des musiques électroniques du programme de ce vendredi soir est, selon lui, symptomatique des problèmes inhérents à l’industrie de la musique française.

Le contexte économique est préoccupant. L’atmosphère politique, aussi. Qu’il s’agisse du traitement médiatique de la free-party organisée à Lieuron au Nouvel An ou des mots de la préfecture de police à l’égard de celles et ceux venus manifester au mois de janvier dans Paris sur fond de musique électronique, il déplore “le climat de confusion que l’État essaye de créer”.

“On a l’impression qu’ils utilisent le prétexte des rave party pour alimenter l’amalgame entre les musiques électroniques, la fête et les drogues, déplore-t-il. Au lieu d’être dans le concret et d’expliquer que ces soirées sont considérées comme illégales du point de vue de l’État et de la situation sanitaire, ils font dans le sensationnalisme.”

La situation lui rappelle celle de 1995, “quand Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur sous Mitterand, a fait passer une circulaire auprès de l’ensemble des préfectures, relayée ensuite dans les commissariats, afin d’arrêter les événements de musique électronique par tout moyen”. Aujourd’hui, les villes et les élus, avec qui Tommy Vaudecrane collabore de près, lui confient ne pas être rassurés. “Un travail de sape est en train d’être fait, c’est inquiétant pour nous”, déplore-t-il.

“Rien n’a changé”

Depuis 1998, année au cours de laquelle Laurent Garnier a remporté une récompense aux Victoires de la musique pour son album “30″, “rien n’a changé”, regrette Alexandre Varcan. Son discours est d’actualité. Il y exprimait son souhait de voir ladite récompense “permettre à la techno de s’exprimer plus librement sans subir l’incompréhension et la répression des dernières années”.

Les musiques électroniques doivent-elles créer leur propre cérémonie? Tommy Vaudecrane se le demande. Le patron d’InFiné, lui, alerte sur un problème plus général de représentation de la diversité de la musique française. “En cette année 2021, ça aurait été bien que ce soit là”, constate-il amer.

Et Alexandre Varcan de faire un pied de nez aux Victoires: “Dommage, vous êtes passées à côté de celui qui va peut-être avoir un César.”

À voir également sur Le HuffPost : Aux Victoires 2020, Hoshi chante contre l’homophobie

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    Mort de Chick Corea, la légende du jazz avait 79 ans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 11 February - 22:04

La légende du jazz Chick Corea décède d

CULTURE - Le musicien Chick Corea, légende américaine du jazz, est mort le ce mardi 9 février d’une forme rare de cancer, à l’âge de 79 ans, selon un communiqué mis en ligne sur sa page Facebook.

“Je veux remercier tous ceux qui, tout au long du voyage, ont aidé à faire briller les feux de la musique”, a-t-il indiqué dans un message rédigé avant sa mort, selon le communiqué préparé par son équipe.

“J’ai l’espoir que ceux qui ressentent l’envie de jouer, d’écrire, de se produire en spectacle puissent le faire. Si ce n’est pour eux-mêmes, alors pour nous autres. Pas seulement parce que le monde a besoin de plus d’artistes, mais parce que c’est plus amusant,” a-t-il ajouté.

Plus d’informations à venir...