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Une lanceuse d’alerte obligée de payer 125 000€ pour avoir révélé des pesticides dans des vins certifiés HVE
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    Mathias Poujol-Rost ✅ · Thursday, 8 April, 2021 - 15:59

    Certains cocktails de #pesticides favoriseraient le risque de #cancer du sein chez les femmes ménopausées

Certains cocktails de pesticides favoriseraient le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées
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    Les néonicotinoïdes de retour pour 120 jours pour la betterave

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 6 February, 2021 - 13:54 · 2 minutes

Les néonicotinoïdes vont pouvoir être utilisés de nouveau pendant 120 jours pour la culture de la betterave (image d

ENVIRONNEMENT - Une autorisation valable 120 jours de mise sur le marché et utilisation de semences de betteraves à sucre enrobées d’insecticides néonicotinoïdes , malgré leur incidence négative sur la biodiversité, a été délivrée par le gouvernement dans un arrêté paru ce samedi 6 février au Journal officiel (JO) .

L’arrêté, qui “entre en vigueur au lendemain de sa publication au Journal officiel”, stipule que “la mise sur le marché et l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des produits phytopharmaceutiques contenant les substances actives imidaclopride ou thiamethoxam sont autorisées pour une durée de cent vingt jours à compter de l’entrée en vigueur du présent arrêté”.

Un impact sur les cultures futures

Le texte prévoit des conditions d’emploi strictes, pour protéger insectes pollinisateurs, oiseaux et mammifères sauvages, eau et environnement. Il précise en outre quelles cultures pourront être semées, plantées ou replantées, après une culture de betteraves traitées en 2021.

Sur les parcelles concernées, les cultivateurs pourront planter de l’oignon, du blé ou de l’avoine à partir de la campagne 2022, mais devront attendre 2023 pour la pomme de terre et 2024 pour le colza ou le tournesol par exemple.

Dans un communiqué, la Confédération générale des producteurs de betterave s’est “réjoui” de cette nouvelle autorisation, mais elle “déplore les fortes restrictions imposées sur les cultures suivantes”, qui auront selon elle un impact sur “les bonnes pratiques agronomiques”.

“Cette situation appelle un renforcement des connaissances scientifiques sur le lien entre agriculture et biodiversité”, déclare-t-elle encore, se félicitant en outre de “la mise en oeuvre prochaine du dispositif d’indemnisation des pertes subies à cause de la pandémie”.

La production française au plus bas

Le 10 décembre, le Conseil constitutionnel avait donné son feu vert à une loi qui stipule que “jusqu’au 1er juillet 2023, des arrêtés conjoints des ministres chargés de l’agriculture et de l’environnement [...] peuvent autoriser l’emploi de semences traitées” avec des produits contenant des néonicotinoïdes “dont l’utilisation est interdite en application du droit de l’Union européenne ou du code rural et de la pêche maritime”.

La récolte de betteraves à sucre a chuté de 30% en France en 2020 par rapport à celle de la moyenne des cinq dernières années, tombant au plus bas depuis plus de 30 ans, après l’invasion d’un puceron vert vecteur de la jaunisse, que des traitements insecticides foliaires n’ont pas permis de résorber en l’absence de semences enrobées.

La France est le premier producteur en Europe de sucre et de bio-éthanol. La filière betterave-sucre française concerne 25.000 agriculteurs et génère 46.000 emplois directs.

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À voir également sur le HuffPost : Néonicotinoïdes: On a visité une exploitation de betteraves touchée par la jaunisse

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    Les éléments du progrès : les pesticides de synthèse (5)

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Sunday, 31 January, 2021 - 04:25 · 5 minutes

pesticides

Par Tony Morley.
Un article de HumanProgress

Cultiver les cultures et élever les animaux qui nourrissent la population est une lutte permanente contre la détérioration induite par les parasites. L’agriculture produit une quantité anormale de calories, stockées dans un seul endroit : un trésor bien trop tentant pour un grand nombre de parasites. Les humains luttent contre les causes de la destruction et de la perte des récoltes depuis plus de dix mille ans.

Cependant, ce n’est que depuis quelques centaines d’années que la science et la technologie agricoles ont pu faire pencher la balance de la lutte contre la perte des récoltes en faveur de l’Homme. Les annales de l’Histoire regorgent d’exemples de  destruction et de perte de récoltes causées par les parasites, ce qui a souvent entraîné famine et pauvreté généralisées.

Entre 1845 et 1850, par exemple, un mildiou virulent s’est installé dans les champs de pommes de terre en Irlande , détruisant rapidement la quasi-totalité des récoltes. La famine a été immédiate et, sans accès à un réseau commercial vaste et varié de denrées alimentaires ni à une source plus variée de denrées disponibles chez soi, la famine s’est rapidement installée.

Le fléau qui a ravagé l’Irlande au milieu des années 1800 a fait plus d’un million de victimes. Entre 20 et 25 % de la population a soit péri de famine, soit immigré aux États-Unis ou dans d’autres pays.

L’application de fongicides modernes sur les champs irlandais aurait entièrement évité la famine. Malheureusement, il faudra encore une centaine d’années avant que de tels fongicides soient inventés.

Les pesticides sont une catégorie extrêmement large de composés chimiques, naturels et synthétiques, que les humains utilisent pour contrôler les plantes, les insectes, les animaux, les champignons, les bactéries et un large éventail de microbes infectieux ou destructeurs.

L’expérimentation de pesticides et d’herbicides naturels a débuté modestement en 2000 avant J.-C. dans le sud de la Mésopotamie, avec l’application de soufre en poudre sur les cultures maraîchères.

En 1550, un certain nombre de pesticides d’origine naturelle mais très toxiques étaient utilisés en Europe, notamment l’arsenic, le mercure et le plomb. Ces pesticides chimiques d’origine naturelle ont été largement utilisés jusqu’à ce que les premiers pesticides synthétisés en laboratoire soient mis au point, à partir des années 1940.

À partir des années 1950, de nouveaux pesticides synthétiques innovants ont été développés et testés en mettant progressivement l’accent sur la réduction de la toxicité chimique, du volume de pesticide nécessaire pour obtenir leur efficacité et un coût global pour l’agriculteur. Ces trois indicateurs de performance déterminants ont aidé les agriculteurs à produire davantage de cultures et à nourrir davantage de personnes et d’animaux à un coût moindre, permettant de réduire le recours au débroussaillage des terres.

L’application de pesticides sur les cultures agricoles a transformé les agriculteurs et ceux qui achètent les produits issus de l’agriculture. L’amélioration spectaculaire des rendements a permis de maintenir le coût réel des denrées alimentaires à un niveau nettement inférieur à celui qui aurait été atteint sans l’utilisation de pesticides.

L’utilisation moderne de fongicides aux États-Unis, par exemple, permet d’éviter entre 50 et 90 % des pertes de récoltes de fruits et légumes. À l’échelle mondiale, l’utilisation responsable des herbicides, insecticides et fongicides modernes permet d’éviter une perte de récolte annuelle moyenne d’environ 50 %.

En 2005, l’application de pesticides à l’échelle mondiale a permis d’éviter une perte de récoltes s’élevant à près d’un demi-billion de dollars. Avec les engrais et les équipements industriels modernes, les pesticides ont été et resteront partie intégrante de l’alimentation d’une civilisation humaine en pleine croissance.

L’application des pesticides ne se limite pas à l’agriculture intensive à grande échelle, car l’utilisation de pesticides naturels et synthétiques a également un rôle à jouer dans l’agriculture biologique.

Beaucoup trop nombreux sont ceux qui pensent que les aliments biologiques sont produits sans l’utilisation de pesticides. C’est faux . L’agriculture biologique est fortement dépendante d’un certain nombre de pesticides naturels qui sont au moins aussi toxiques, s’ils sont mal utilisés, que leurs homologues synthétiques.

Le sulfate de cuivre d’origine naturelle, par exemple, est largement utilisé dans la production biologique de raisins, de pommes de terre, de tomates, de pommes et d’autres fruits et légumes.

Au cours des cinq dernières décennies, les chercheurs ont travaillé avec diligence pour améliorer les avantages des pesticides, tout en réduisant les effets négatifs de leur utilisation.

Toutefois, il est toujours important de reconnaître que l’utilisation des pesticides modernes n’est pas sans risque. Lorsqu’ils sont utilisés de manière excessive et/ou incorrecte, les pesticides peuvent avoir un impact indésirable sur les plantes, les animaux et la santé humaine.

La bonne nouvelle, c’est que les chercheurs et les agriculteurs continuent à travailler sur des méthodes permettant de réduire la quantité de pesticides nécessaires pour protéger les cultures, grâce à des systèmes plus précis et plus efficaces de pulvérisation guidée par GPS et à des modes avancés de détection des parasites.

Ces deux méthodes permettent aux agriculteurs de lutter contre les petits parasites localisés avant que l’infection ou l’infestation ne se généralise.

Dans les décennies à venir, le rôle des cultures génétiquement modifiées (GM) dans la réduction de l’utilisation des pesticides va révolutionner l’agriculture. L’incorporation de gènes sélectionnés de lutte contre les infections et les infestations dans des cultures clés peut aider de nombreuses cultures agricoles à résister aux parasites et aux maladies , sans avoir recours à un traitement externe aux pesticides.

Aujourd’hui, les pesticides restent une protection très modeste mais solide contre les ravages de la nature qui, sinon, chercherait à dévorer ou à détruire les cultures, les matières premières et les animaux qui nourrissent l’humanité.

Leur utilisation a été l’une des rares technologies agricoles véritablement révolutionnaires qui ont contribué à notre situation actuelle d’abondance alimentaire.

Sur le web

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    La SNCF « sort du glyphosate » pour le pire

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Saturday, 26 December, 2020 - 04:30 · 10 minutes

SNCF

Par André Heitz.

On peut la faire laïque : « Tadam ! » . Ou de saison : « Jouez hautbois, résonnez musettes ! »

La SNCF a trouvé la « solution » pour se passer de glyphosate pour le désherbage des voies et de leurs abords, lequel désherbage répond à d’importants impératifs d’intérêt général : assurer la sécurité des personnels et des voyageurs, préserver les infrastructures ainsi qu’éviter les départs d’incendies.

Au début, un diktat macronien

La « solution » pour répondre à une ambition délirante du Président Emmanuel Macron proclamée le 27 novembre 2017 par dépit ou calcul politicien.

Par dépit car, contre toute attente, les États membres de l’Union européenne avaient trouvé une majorité introuvable pour renouveler l’autorisation du glyphosate pour cinq ans (en cas d’échec, il serait revenu à la Commission européenne de prendre cette décision) ; par calcul pour, notamment, donner des gages à son ombrageux ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Nicolas Hulot.

Notez bien : cela ne l’a pas empêché de faire le fier…

La SNCF n’était pas obligée !

Si nous avons bien compris le travail d’évaluation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), la SNCF pouvait bénéficier de la position de repli jupitérienne – qui prenait acte des situations d’impasse.

L’ANSES écrivait en effet, le 9 octobre 2020, dans « Glyphosate : l’Anses publie les résultats de son évaluation comparative avec les alternatives non chimiques disponibles » :

« Usages non agricoles

Les différents usages du glyphosate en zones non agricoles (sites industriels, militaires, voies ferrées, autoroutes, aéroports, réseau électrique, conservation des monuments historiques…) ne peuvent être totalement substitués par des alternatives non chimiques sans avoir des conséquences importantes, notamment pour la sécurité des opérateurs et des utilisateurs de ces services. La réduction de l’usage du glyphosate dans ces différentes situations ne peut donc relever d’une restriction fixée dans les autorisations de mise sur le marché, mais doit s’envisager dans le cadre d’une évolution des pratiques de désherbage. »

Le glyphosate remplacé par… deux matières actives

Quelle mouche a donc piqué les dirigeants de la SNCF ?

L’information nous a été livrée en premier lieu, semble-t-il, par Le Parisien dans « La SNCF sur la voie pour bannir le glyphosate ». Il écrit benoîtement en chapô :

« SNCF Réseau qui s’est engagé à ne plus utiliser le glyphosate en 2021 doit désherber près de 30 000 km sur ses lignes. Un nouveau produit va être utilisé même si sa toxicité n’est pas nulle. »

En fait, il s’agit de deux produits : l’acide pélargonique et une sulfonylurée, le flazasulfuron dont une formulation s’appelle fort opportunément Railtrax .

Parlons argent…

Le Parisien écrit :

On estime notre surcoût de maintenance lié à la sortie du glyphosate et à la loi Egalim à environ 110 millions par an , ajoute Jean-Pierre Pujols [responsable de la maîtrise de la végétation chez SNCF Réseau] . Bien moins que les 300 à 500 millions d’euros un temps avancés en l’absence de ce nouveau produit.

Le demi-milliard d’euros, c’était l’ estimation de la Fondation Concorde dans un rapport de juillet 2017 qui avait fait quelque bruit.

Notre petit doigt nous dit que l’estimation de la SNCF est bien optimiste, tout comme est curieuse l’estimation de 150 millions actuellement dépensés pour la maîtrise de la végétation (pour la Fondation Concorde, c’était 30 millions)… Enfumage ?

Le contribuable paiera, pas la SNCF !

Mais ce n’est pas un problème pour la SNCF, au moins temporairement (on sait toutefois que le temporaire a la vie dure…).

Pour les investissements en matériel nouveau et les frais courants elle pourra ponctionner dans les 4,7 milliards d’euros du plan de relance du gouvernement et/ou les 1,5 milliard d’euros débloqués ou à débloquer « pour sécuriser et rendre plus durables les activités du groupe SNCF », ce qui comprend la sortie du glyphosate, mais aussi l’entretien de ponts.

Nous devons concéder qu’avec toutes ces annonces, nous ne savons plus très bien où nous en sommes. Mais une chose est sûre : le contribuable paiera pour un caprice présidentiel et ce qui semble être une manifestation de cynisme entrepreneurial et d’à plat-ventrisme devant le gouvernement et l’opinion dite publique.

L’acide pélargonique… produit dit de biocontrôle loin d’être anodin

Les 35 à 38 tonnes de glyphosate utilisées annuellement pour désherber 30 000 km de voies d’abords et 95 000 hectares seront donc remplacés par un produit que l’on qualifie de biocontrôle.

C’est que l’acide pélargonique (ou nonanoïque) se trouve naturellement sous forme d’esters dans l’huile de Pelargonium . Mais sa production se fait principalement par des procédés chimiques à partir d’acide oléique – la nature et le génie humain résistent au binarisme cher aux idéologues antipesticides (de synthèse)…

Sur le plan toxicologique et écotoxicologique, l’acide pélargonique est loin d’être anodin.

Le Parisien a d’ailleurs largement repris dans ses colonnes un avertissement – « Les nouveaux désherbants « Bio » un miroir aux alouettes » – lancé en juin 2015 par… le groupe EELV des Deux-Sèvres. En bref – et comme le montrent aussi les fiches du site e-phy de l’ANSES – il est bien pire.

Mais il est prétendument « bio » et « naturel » ; il n’a pas été marqué du sceau de l’infamie, « cancérogène probable » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) par une décision qui relève de l’ escroquerie et qui a été invalidée par le monde de l’évaluation et de la réglementation ; il n’a pas été frappé d’une interdiction de séjour par le président de la République ; et comme il n’a pas été voué aux gémonies par la vox publica militante, les recherches sur ses véritables effets sur la santé – autres que les irritations et corrosions cutanées et les atteintes oculaires graves – sont très lacunaires .

À ce profil – qui serait sans doute qualifié au minimum d’inquiétant si le produit sortait d’une compagnie dont le nom commençait par un M et maintenant par un B  – s’ajoutent :

  • une efficacité faible (il assèche les feuilles par corrosion de la cuticule, sans atteindre les racines) ;
  • un effet de durée limitée (les racines n’ayant pas été détruites, certaines plantes repoussent illico ), et par conséquent la nécessité de passages multiples ;
  • un prix élevé et la nécessité de très fortes doses à l’hectare (pour une comparaison appliquée aux produits pour le grand public, voir ici )…
  • et l’effet corrosif d’un acide ! Or, dans les zones à traiter, il y a des rails, des éclisses, des boulons, des câbles…

Sans entrer dans des calculs sophistiqués, un produit bien connu à base d’acide pélargonique à 680 g/litre est autorisé pour deux applications maximum à la dose maximum d’emploi de 16 litres/ha en cultures fruitières. Pour certains usages résiduels du glyphosate, il y a lieu de ne pas dépasser une dose annuelle de 2160 g/ha.

Le flazasulfuron… un pesticide de synthèse

On complétera donc avec du flazasulfuron qui pose aussi une série de problèmes.

Premièrement, il est autorisé pour le désherbage des voies ferrées à la dose de 0,2 kg/ha (50 grammes de matière active/hectare), mais uniquement pour une application par an en pré-émergence à début de post-émergence et au plus tard lorsque les feuilles mesurent 10 cm de hauteur. La fenêtre d’application est donc limitée.

Deuxièmement, les sulfonylurées sont connues pour être sujettes à l’apparition de résistances. Les agriculteurs peuvent y remédier en alternant les matières actives… la SNCF sera en principe coincée.

Troisièmement, la molécule est classée « très toxique pour les organismes aquatiques ».

Quatrièmement, une source comme Pestweb Canada le donne comme cancérogène de catégorie 1A, mais elle semble isolée. La dose journalière admissible du flazasulfuron est de 0,013 mg/kg poids corporel/jour – contre 0,5 mg/kg p.c./jour pour le glyphosate. Il ne s’agit nullement de peindre ici le diable sur la muraille – il ne faut pas confondre le danger et le risque et tenir compte notamment de l’exposition. Mais si l’on s’en tient aux gesticulations des antipesticides, c’est tomber de Charybde (fille de Gaïa…) en Scylla.

Rêves et délires

C’est vraiment par hasard que nous avons trouvé que la SNCF élaborait une charte de bonnes pratiques – ou d’engagements en application de l’article 83 de la loi Égalim (les fameuses « zones non traitées »)… et consultait le public d’une manière qui semble bien confidentielle.

Elle vient notamment d’écrire :

« Les alternatives au glyphosate et aux produits phytosanitaires conventionnels

SNCF a engagé un programme de recherche d’alternatives à l’usage des produits phytosanitaires de synthèse qui a permis d’aboutir à une sélection de projets faisant l’objet d’études de faisabilité ou de tests opérationnels (selon le niveau d’avancement des recherches).
De telles solutions ne présentent pas, toutefois, le niveau de maturité attendu et nécessitent plusieurs années pour conduire les phases de confirmation de leur efficacité, de prototypage, de test, d’homologation et d’industrialisation . »

Moyennant quoi SNCF Réseau ambitionne de ne plus utiliser de glyphosate dès fin 2021 – c’est même un engagement –, de pérenniser les solutions sans glyphosate à partir de 2022 et « de se rapprocher du Zéro Phyto conventionnel (incluant possiblement une solution phytosanitaire à 100 % en biocontrôle) ». Rêves et délires…

Et ailleurs il est dit :

« À partir de 2022, le désherbage des voies et pistes emploiera une proportion d’au moins 95 % de produits de biocontrôle, ces derniers étant sans rémanence dans l’environnement. »

Compte tenu des volumes d’acide pélargonique nécessaires, le compte de 95 % est probablement bon. Mais « sans rémanence … » ne signifie pas sans effets…

La SNCF se paye une bonne conduite ?

En définitive, on peut s’interroger sur les finalités réelles des démarches.

Certainement faire plaisir à un gouvernement, l’actionnaire majoritaire qui tient les cordons de la bourse, et répondre à ses lubies sans égards pour les réalités techniques et économiques ; sans doute aussi faire (et se faire) plaisir en surfant sur la vague du rejet des pesticides… « de synthèse » ou « conventionnels ».

À quel prix en termes de sécurité des personnes et des biens ? On peut ne pas être optimiste.

Renoncer au glyphosate et gesticuler sur les pesticides « de synthèse ou « conventionnels » vaut bien quelques sacrifices… Il n’y a pas que chez les particuliers et les collectivités locales que pour désherber il faut être fou pour dépenser moins… à la SNCF aussi.