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    À Avignon, en mémoire d'Éric Masson, rassemblement ému et minute de silence

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 9 May - 12:55 · 2 minutes

Ce dimanche 9 mai, un hommage était rendu à Avignon à Éric Masson, policier tué durant une intervention anti-drogue.

POLICE - Une foule de policiers et d’Avignonnais était rassemblée ce dimanche 9 mai devant le commissariat d’Avignon en hommage à un brigadier de 36 ans, Éric Masson, tué mercredi lors d’une intervention contre un point de trafic de drogue , ont constaté des journalistes de l’AFP.

Beaucoup de policiers, certains avec leur brassard orange “police”, mais aussi des habitants étaient venus pour ce rassemblement organisé à l’appel des syndicats de police et faisaient la queue sur plusieurs dizaines de mètres pour déposer une fleur ou laisser un mot sur les registres de condoléances déjà bien fournis.

Une longue et solennelle minute de silence a été observée peu après 14h, dans une émotion tangible.

Une dame, qui préférait taire son nom, avait du mal à cacher ses larmes. “Mon fils était avec lui, il lui a tenu la main quand il mourait. Il est dévasté. Moi je ressens une colère immense contre ce système. Pourquoi tant de haine?”, a confié cette mère d’un des brigadiers de l’équipe d’Éric Masson.

Une banale intervention sur un point de deal

Appelés mercredi sur un point de trafic de drogue bien connu dans le centre historique d’Avignon, les policiers de la brigade d’intervention départementale Vaucluse-Gard, en civil, parmi lesquels Éric Masson, avaient procédé au contrôle d’une cliente “de ce qui ressemblait à un échange de stupéfiants”, selon le procureur Philippe Guémas.

Alors que la femme venait d’être arrêtée par les deux policiers, “deux individus s’avançaient (...) et l’un des deux, porteur d’une sacoche, (leur) demandait ce qu’ils faisaient là”, a expliqué Philippe Guémas: ”Éric Masson déclinait sa qualité de policier et l’individu sortait une arme de poing et faisait feu à deux reprises, l’atteignant au thorax et à l’abdomen”. Le policier est mort sur place.

Le tireur et son complice ont pris la fuite et sont toujours activement recherchés .

“La lutte contre les trafics de stupéfiants, partout sur le territoire national, s’apparente à une guerre. Cette guerre, nous la menons grâce à des soldats, (...) les policiers et les gendarmes de France. Aujourd’hui, un de ces soldats est mort en héros”, avait déclaré mercredi soit le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en hommage au policier.

À voir également sur le HuffPost : L’hommage et les promesses de Castex après la mort du policier à Avignon

  • La police en hélicoptère, ou la surveillance militaire des citoyens

    Ce article a été d’abord publié sur le blog de notre site de campagne Technopolice. Depuis plusieurs années, les hélicoptères de la gendarmerie sont régulièrement déployés pour des missions de surveillance de l'espace public, et ce en toute illégalité. Dotés d'un matériel d'abord développé dans un

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    Police : rétablir la confiance demande un retour au régalien

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Friday, 12 February - 04:45 · 9 minutes

police

Par Nathalie MP Meyer.

Pris en tenaille entre, d’un côté, la dénonciation récurrente des violences policières et l’opposition au projet de loi de Sécurité globale qui limite en son article 24 la possibilité de filmer la police en action, et de l’autre, le ras-le-bol de forces de l’ordre épuisées et dégoûtées d’être trop régulièrement la cible de violences, Emmanuel Macron a lancé un vaste Beauvau de la sécurité dans l’espoir « d’améliorer les conditions d’exercice » de la police tout en consolidant le « lien de confiance entre les Français et les forces de l’ordre. »

Décliné en huit ateliers auxquels participeront jusqu’à fin mai des experts, des élus, des membres des forces de l’ordre et des représentants des syndicats de police, le Beauvau s’intéressera successivement à la relation police-population, à l’encadrement, à la formation, aux relations avec le judiciaire (thème ajouté à la demande du syndicat Alliance), au maintien de l’ordre, à la captation de vidéos, au contrôle interne avec projet de réforme de l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) et aux conditions matérielles d’exercice.

Les résultats de ces travaux sont censés alimenter la future loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi) programmée pour 2022 et pourraient déboucher à court terme sur 1,5 milliard de crédits supplémentaires pour le ministère de l’Intérieur.

Sachant que depuis 2015, année de la vague d’attentats islamistes, les recrutements et les revalorisations salariales n’ont pas cessé. L’évolution de ces dernières est même qualifiée de « ni soutenable ni maîtrisée » par le rapporteur du Sénat sur le Projet de loi de finances 2020 relatif aux forces de sécurité, tandis que les investissements dans les outils de fonctionnement se faisaient plus rares, au détriment du moral des troupes.

La première réunion, celle des relations police-population, a eu lieu lundi 8 février dernier. À lire les divers commentaires de presse, il semblerait qu’elle n’ait pas débouché sur des décisions fracassantes.

Pour commencer, on y cherchait vainement des policiers de terrain et des représentants des citoyens. Ensuite, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est contenté de gloser sur la société de l’image et sur la nécessité d’améliorer la communication de la police via les réseaux sociaux afin qu’elle puisse mieux faire connaître son travail, notamment auprès des jeunes et dans les quartiers populaires.

De leur côté, les syndicats sont arrivés à cette table ronde à reculons car ils estiment qu’il n’existe pas de problème majeur entre la police et la population, seulement des cas isolés qui sont traités. Du reste, à leurs yeux, le comportement des forces de l’ordre repose largement sur leur formation et sur le comportement de leur hiérarchie, sujets qui ne seront traités que plus tard dans le déroulé du Beauvau.

Il leur semble beaucoup plus important de parler des conditions de travail dégradées et des suicides dans la police – points soulevés dans le rapport du Sénat cité plus haut (§ 4) – ainsi que de la réponse pénale qui ne suit pas toujours les efforts déployés en amont par les policiers et des attaques dont ceux-ci sont l’objet dans les cités ou au cours des manifestations.

De fait, si l’on en croit un sondage IFOP réalisé fin janvier pour le JDD en prévision du Beauvau de la sécurité, 61 % des personnes interrogées expriment de la confiance ou de la sympathie pour les forces de l’ordre :

Question : Que vous inspire spontanément la police ?

Il est à noter cependant que les 27 % exprimant de l’inquiétude ou de l’hostilité représentent un bloc incompressible d’environ 10 millions de personnes une fois le résultat du sondage étendu à l’ensemble de la population, ainsi que l’a souligné le sondeur de l’IFOP Jérome Fourquet qui participait à la réunion.

De plus, l’opinion publique est extrêmement sensible à certaines affaires de violences policières et de discrimination. Par exemple celle de Michel Zecler , ce producteur de rap frappé par quatre policiers dans le cadre d’un contrôle pour absence de masque à Paris en novembre 2020.

Tombant au moment où le gouvernement tentait de faire passer un ajout restrictif à la loi de 1881 sur la liberté de la presse sous la forme de l’article 24 du projet de loi de Sécurité globale qui vise à réprimer la diffusion d’images des forces de l’ordre en action, avec le risque de permettre à des cas de violence policière de ne jamais apparaître au grand jour, elle a contribué à hisser la part des inquiets et hostiles à 41 % des personnes interrogées au mois de décembre 2020.

Pour sa part, l’ONG Amnesty International dénonce des arrestations et des détentions arbitraires lors de la manifestation du 12 décembre dernier contre l’article 24. Gérald Darmanin s’est vanté sur twitter d’avoir protégé les commerçants des agissements des casseurs et/ou des membres du black bloc, mais au final, il s’avère que 80 % des interpellations n’ont donné lieu à aucune poursuite.

Le gouvernement voudrait décourager le droit de manifester et non pas les casseurs qui resurgissent invaincus à chaque nouvelle manifestation qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

On se rappellera également que le même Darmanin, tout imbu d’une fermeté policière qui s’évapore complètement dès lors qu’il s’agit de courir après les vrais fauteurs de troubles, était trop heureux d’énumérer complaisamment devant les caméras les milliers de contrôles et de PV que les policiers ont infligé aux Français sans raison sanitaire valable depuis le début de l’instauration du couvre-feu à 18 heures.

Dans une démocratie libérale, les forces de l’ordre 1 sont censées assurer la protection des personnes et des biens conformément aux droits naturels des individus qui sont la liberté, la propriété et la sécurité. Elles sont donc en principe au service de la population, pas au service du pouvoir.

Dès lors, la confiance des citoyens dans leur police ne peut exister que si ses actions semblent dictées par une juste répression des crimes et délits et non par une injuste répression des droits des individus, et si les plus hautes autorités de l’État régalien, le président de la République, le ministre de l’Intérieur, le garde des Sceaux, adoptent une politique en rapport.

Or trop d’interventions policières concernent des crimes sans victime qui dépendent beaucoup de normes qui sont régulièrement durcies comme ont pu s’en apercevoir les automobilistes quand la limite de vitesse sur route est passée de 90 à 80 km/h.

Trop d’interventions gouvernementales en matière de sécurité relèvent de l’affichage d’un semblant de fermeté qui érode considérablement les libertés publiques (la loi anti-casseurs de Castaner, heureusement retoquée par le Conseil constitutionnel, par exemple) et laissent de côté la juste répression des atteintes aux biens et aux personnes.

Trop de discours politiques oscillent entre le soutien sans condition aux forces de l’ordre et la dénonciation permanente de leur racisme et de leur violence, le gouvernement n’étant pas le dernier à ce petit jeu qui brouille le message.

Autant il est délirant et malfaisant de penser d’un côté que All cops are bastards , autant il est tout aussi délirant et malfaisant de penser de l’autre que l’institution policière forme un tout parfait qui n’a jamais tort et devant lequel les individus doivent plier.

Peu avant de céder son poste à Darmanin, Christophe Castaner s’était justement illustré en imaginant un concept fleurant bon le « en même temps » cher à Emmanuel Macron, celui du « soupçon avéré » de racisme qui suffirait à ses yeux pour suspendre un policier.

Quant au Président lui-même, il admettait récemment que les policiers pratiquaient les contrôles d’identité au faciès (d’où d’ailleurs la froideur des syndicats pour le Beauvau annoncé peu après).

Et pourtant, dans le même temps, il était question de protéger les policiers via les dispositions de l’article 24 qui reviennent à limiter le droit d’informer et donc à empêcher les citoyens d’exercer un contrôle parfaitement légitime sur le service public de la police qui est rendu en leur nom.

Que les policiers et gendarmes (ainsi que les pompiers et d’autres représentants des pouvoirs publics) soient la cible récurrente de violences, personne ne le nie. Mais la réponse ne consisterait-elle pas plutôt à se montrer intraitable sur le respect de la loi tant du côté des citoyens que des policiers, à veiller à l’application des peines décidées par la justice, à augmenter le nombre de places de prison, à redéployer les effectifs policiers vers les opérations de maintien de l’ordre public plutôt que vers la chasse aux automobilistes et aux citoyens qui, en cette période de pandémie, ont oublié leur masque ?

Autrement dit, la confiance des citoyens dans la police dépend dans une très large mesure de la confiance qu’ils peuvent avoir en MM. Macron et Darmanin et plus généralement dans leurs dirigeants pour assurer sérieusement leur sécurité tout en garantissant leurs droits civils.

C’est très loin d’être gagné. Si l’on en croit l’issue du Grenelle de l’éducation ou celle du Ségur de la santé, à quoi l’on peut maintenant ajouter l’intérêt limité de la première concertation du Beauvau, il y a fort à parier que ce dernier se soldera comme d’habitude par un regain de dépenses publiques sans amélioration notable du rôle régalien de l’État.

  1. La France dispose aujourd’hui de 150 000 agents de la police nationale et de 100 000 gendarmes auxquels il convient d’ajouter quelques 30 000 policiers et agents de surveillance municipaux, ce qui la place dans une honnête moyenne européenne de 4,2 membres des forces de l’ordre pour 1000 habitants.
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    Richard Berry accusé d'inceste: sa fille Coline auditionnée de longues heures

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 11 February - 20:31 · 4 minutes

Coline Berry-Rojtman après son audition avec la brigade des mineurs, le 11 février 2021, à Paris (Photo by Thomas SAMSON / AFP)

INCESTE - Coline Berry-Rojtman, qui accuse d’inceste son père l’acteur Richard Berry , est revenue ce jeudi 11 février pendant de longues heures devant les enquêteurs sur ses souvenirs d’enfance et sa version des faits, une ”épreuve douloureuse mais nécessaire”, selon son avocate.

La fille aînée du comédien, âgée de 44 ans, est restée environ six heures dans les locaux de la brigade de protection des mineurs (BPM), à l’ombre du tribunal de Paris.

Elle “a pu dénoncer les faits qu’elle a subis, expliquer, détailler. Nous n’étions pas venues les mains vides, (...) maintenant la police va pouvoir faire son travail”, a déclaré lors d’une brève déclaration à la presse Me Karine Shebabo, au côté de sa cliente, silencieuse.

Coline Berry-Rojtman, née de l’union entre Richard Berry et l’actrice Catherine Hiegel, a porté plainte le 25 janvier, affirmant avoir décidé de franchir le pas après la parution du livre de Camille Kouchner “La Familia Grande”, à l’origine de l’affaire Duhamel et d’une libération de la parole en France sur l’inceste.

Le jour même, le parquet de Paris ouvrait une enquête pour examiner la véracité de ces accusations de “viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans par ascendant” et de “corruption de mineur”. Il s’agit aussi de vérifier leur éventuelle prescription, possiblement acquise depuis 2014 et le 38e anniversaire de la plaignante.

“On peut dire que cette épreuve douloureuse mais nécessaire est derrière nous”, a dit l’avocate devant les caméras. “Il s’agissait pour nous de remettre de l’ordre dans le désordre, de remettre de la loi dans une relation père-fille qui en manquait cruellement”.

“Que ceux qui nous écoutent entendent à quel point ça constitue une déchirure de venir dénoncer son père: dénoncer un membre de sa famille, c’est se salir soi-même, donc il faut vraiment aujourd’hui arrêter de déresponsabiliser, d’excuser les auteurs”, a ajouté Me Shebabo.

“Accusations “immondes”

Le 2 février, lorsque l’affaire est devenue publique, Richard Berry avait démenti “de toutes (ses) forces et sans ambiguïté ces accusations immondes”. “Je n’ai jamais eu de relations déplacées ou incestueuses avec Coline, ni avec aucun de mes enfants”, avait assuré l’acteur dans un long texte publié sur son compte Instagram.

Il avait alors écrit que “les allégations (de sa fille étaient) fausses” et que son récit avait ”évolué avec le temps”. Coline avait répondu le lendemain que sa plainte était “un acte grave, réfléchi et pondéré”.

Sur le même réseau social, elle a indiqué qu’elle avait été “embrassée par son père sur la bouche avec la langue” et avait “dû participer à des jeux sexuels dans un contexte de violences conjugales notoires”.

Selon la plainte, citée par Le Monde , il serait arrivé, autour des années 1984-85, que Richard Berry propose à sa fille “de jouer à l’orchestre avec ses organes sexuels et ceux de sa partenaire” de l’époque, la chanteuse Jeane Manson . L’enfant aurait été “contrainte d’apposer sa bouche sur le sexe” de son père, est-il décrit dans la plainte, selon le quotidien.

“Ma narration des faits n’a jamais varié, nombre de témoignages peuvent être fournis au soutien de cette assertion, notamment au sein de ma propre famille”, a-t-elle répondu.

Selon Richard Berry, 70 ans, les accusations d’agressions sexuelles de sa fille ont débuté il y a sept ans, lorsque sa nouvelle femme était enceinte et que Coline, qui avait quatre ans de moins qu’elle, attendait en même temps un enfant. “Pendant des années, j’ai tenté de lui parler (...) sans succès. Je m’en suis ouvert à des psychiatres, à ma famille, à mes amis”, a-t-il précisé.

La famille de cette figure du cinéma et du théâtre, décrite comme conflictuelle, s’est depuis divisée entre ses soutiens et ceux de sa fille.

Coline Berry aurait, selon son père, “remanié à nouveau son récit” après la publication en janvier du livre de Camille Kouchner, dans lequel l’auteure accuse son ancien beau-père, Olivier Duhamel, d’avoir agressé sexuellement son frère jumeau lorsqu’il était adolescent dans les années 80.

À voir également sur Le HuffPost: Inceste: Geneviève Garrigos milite sur un seuil d’âge pour le consentement

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    Le gilet jaune Jérôme Rodrigues blessé à l'oeil: un policier mis en examen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 10 February - 18:23

Jérôme Rodrigues le 16 février 2019 lors d

GILETS JAUNES - Deux policiers ont été mis en examen le 14 janvier dans l’enquête sur l’éborgnement de Jérôme Rodrigues , une des figures des “gilets jaunes ”, et sur la blessure d’un autre manifestant en 2019, a annoncé ce mercredi 10 février Jérôme Rodrigues, ce qu’a confirmé une source judiciaire à l’AFP.

Le policier, accusé d’avoir lancé la grenade qui a causé la perte de l’oeil droit de Jérôme Rodrigues lors du rassemblement du 26 janvier 2018 à Paris, a été mis en examen pour des “violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente”, aggravées. L’autre policier est poursuivi pour des “violences volontaires aggravées” sur un autre manifestant participant au même rassemblement.

Plus d’informations à venir...

À voir également sur Le HuffPost: Comment la loi Sécurité globale peut compliquer mon travail de journaliste

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    Tabassage de Yuriy: deux nouvelles mises en examen, soit 11 au total

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 6 February - 17:43 · 2 minutes

Après la mise en examen de deux nouveaux mineurs, ce sont désormais 11 personnes qui sont concernées par l

FAITS DIVERS - Deux nouveaux mineurs ont été mis en examen jeudi 4 février, notamment pour “tentative d’assassinat”, dans l’enquête sur l’agression mi-janvier à Paris du jeune Yuriy , a-t-on appris ce samedi auprès d’une source judiciaire qui confirmait une information du Parisien .

Cela porte à onze le nombre de mis en examen dans cette affaire qui a suscité l’émoi au sein de la classe politique et chez plusieurs célébrités.

Selon la source judiciaire, deux personnes mineures se sont présentées spontanément mardi et mercredi au 3ème district de la police judiciaire de Paris. À l’issue de leur garde à vue, elles ont été mises en examen par un juge d’instruction pour “tentative d’assassinat”, “vol avec violences” et “participation à une association de malfaiteurs”. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire.

Des rixes entre bandes en toile de fond

Le 31 janvier, neuf jeunes avaient déjà été mis en examen dans cette enquête, dont cinq pour “tentative d’assassinat” et un sixième pour “complicité”. Sur ces neuf personnes, cinq avaient été placées en détention provisoire.

Le soir du 15 janvier, Yuriy, collégien âgé de 15 ans, était conduit à l’hôpital dans un état grave après avoir été roué de coups sur la dalle de Beaugrenelle, le toit aménagé d’un centre commercial du XVe arrondissement, un quartier aisé de la capitale, où il se trouvait avec des amis.

Le 22 janvier, une vingtaine de secondes d’images de son agression ont été diffusées sur les réseaux sociaux. On y voit une dizaine de jeunes en blouson à capuche s’acharnant à coups de pied et de battes, ou de bâtons, avant de l’abandonner. Selon une source proche du dossier, Yuriy avait “un tournevis dans sa poche” lors de son agression.

Fin janvier, le procureur de Paris Rémy Heitz avait indiqué dans un communiqué que les jeunes mis en cause étaient “soupçonnés d’avoir constitué un groupe afin de préparer une action collective violente à l’égard d’un autre groupe de personnes en réaction à une précédente rixe”, le 10 janvier, dans le XVe arrondissement, qui fait elle-même l’objet d’une enquête distincte, et “d’avoir dans ce cadre commis des violences sur Yuriy et de lui avoir volé son téléphone portable”. Le passage à tabac de Yuriy a braqué les projecteurs sur les phénomènes des bandes dans la capitale.

À voir également sur le HuffPost : Tensions à Bruxelles après la mort d’Ibrahima lors d’un contrôle de police

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    Couvre-feu: Darmanin annonce des verbalisations en hausse de 53%

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 4 February - 18:32 · 2 minutes

Des policiers en patrouille dans les rues de Paris le 3 février 2021.

CORONAVIRUS - C’est l’heure d’un premier bilan. À l’occasion du point presse organisé ce jeudi 4 février pour faire le point sur la situation sanitaire en France , le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que quasiment 1,9 million de contrôles et 177.000 amendes avaient été réalisés depuis la mise en place du couvre-feu généralisé à 18h samedi 16 janvier.

Suite aux déclarations de Jean Castex vendredi 29 janvier à l’issue d’un contrôle de défense, qui annonçait des mesures de restrictions supplémentaires , davantage de contrôles ont été réalisés. Dans le détail, “le nombre de ces contrôles à augmenté de 39% le week-end dernier par rapport au week-end précédent, a déclaré le ministre qui a assuré que ces contrôles continueraient de “s’intensifier”. Les verbalisations, elles, “ont augmenté de 53%”.

Gérald Darmanin a également déclaré avoir “demandé aux forces de l’ordre d’être particulièrement vigilants au sujet des fêtes clandestines et restaurants clandestins”.

Rien que sur la journée du mercredi 3 février, “587 restaurants et débits de boissons ont été contrôlés”, selon le ministre de l’Intérieur. “Et ces contrôles seront encore renforcés”. Pour ce qui est des fêtes clandestines, il dévoile que “190 rassemblements festifs ont été démantelés par les forces de l’ordre qui ont conduit à 208 interpellations, dont 156 ont donné lieu à des poursuites pénales”.

Sanctions contre les compagnies aériennes

Enfin, le ministre de l’Intérieur a également assuré que le gouvernement “n’a pas hésité et n’hésitera pas à sanctionner durement les compagnies aériennes peu scrupuleuses sur la réalisation [des contrôles] qui leur incombent en première intention”. En effet, depuis lundi 1er février, de nouvelles restrictions d’entrée et de sortie sur le territoire français sont en vigueur sur le territoire français.

“On est passé de 65 000 passagers par jour à 20 000 passagers par jour” depuis lundi, indique le ministre. “729 passagers au départ n’ont pas été autorisés pendant deux jours à prendre leur avion car ils ne voyageaient pas avec ce motif impérieux”, a déclaré le ministre de l’Intérieur, ajoutant que “41 passagers arrivant en France n’ont pas été admis sur le territoire pour des raisons similaires”.

Gérald Darmanin a aussi estimé que les commerces étaient particulièrement contrôlés en cette période. Il a toutefois regretté encore “de trop fortes affluences” dans certains d’entre eux.

À voir également sur Le HuffPost: Covid-19: comment se déroulent les tests obligatoires à Roissy

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    Article 24 : la Cnil rappelle que la loi actuelle permet déjà de réprimer les dérives

    news.movim.eu / Numerama · Wednesday, 3 February - 13:46

CRS

La Cnil dévoile ce mercredi 3 février un avis sur la proposition de loi sur la sécurité globale. Elle aborde en particulier le très critique article 24 sur la diffusion d'images de visages de policiers et fait observer que l'emploi malveillant de ces enregistrements est déjà réprimé par la loi. [Lire la suite]

Voitures, vélos, scooters... : la mobilité de demain se lit sur Vroom ! https://www.numerama.com/vroom/vroom//

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