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      À Dunkerque, malgré le variant anglais, collèges et lycées restent ouverts

      Le HuffPost avec AFP · news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 13 February, 2021 - 14:32 · 2 minutes

    À Dunkerque aussi, collèges et lycées restent ouverts malgré le variant anglais (photo prétexte prise dans une classe du collège La Grange Aux Belles à Paris en novembre 2020 - Thomas SAMSON / AFP)

    CORONAVIRUS - La préfecture du Nord a annoncé ce samedi 13 février un renforcement des mesures contre le Covid-19 dans le Dunkerquois pour tenter de contenir une situation qui s’est “dégradée brutalement”, avec une accélération de la circulation du variant anglais, sans ordonner la fermeture des collèges et lycées demandée par les maires.

    “L’évolution épidémique de la Covid-19 sur le territoire du Dunkerquois s’est dégradée brutalement ces derniers jours”, écrit la préfecture dans un communiqué, pointant “un taux d’incidence de 515 cas pour 100.000 habitants contre 384 il y a une semaine, tandis que la présence du variant anglais s’est accélérée sur le territoire”.

    Inquiets, les maires de la communauté urbaine de Dunkerque (Nord) avaient demandé vendredi aux autorités de fermer les collèges et lycées une semaine avant les vacances scolaires et de donner la possibilité de déroger à l’obligation scolaire pour les enfants scolarisés en primaire.

    La préfecture a choisi de décaler l’arrivée et la sortie des classes dans les écoles maternelles et élémentaires afin d’éviter les attroupements et de faire fonctionner les collèges et lycées “en mode mixte (présentiel/distanciel) pour réduire le nombre d’élèves présents”.

    L’obligation du port du masque dans l’espace public sera également étendue à l’ensemble des communes de la Communauté urbaine de Dunkerque et de la Communauté de Communes des Hauts de Flandre à partir du 14 février.

    La préfecture du Nord recommande également “dans la mesure du possible, de limiter les déplacements vers et à l’extérieur (de ces deux communautés de communes) et de restreindre autant que possible ses contacts rapprochés à la sphère familiale”.

    Elle annonce “le renforcement de la vaccination sur le territoire du Dunkerquois par la mobilisation de doses de vaccin supplémentaires” et des opérations de dépistage dans les établissements scolaires et entreprises.

    Ces mesures sont similaires à celles annoncées la veille en Moselle par le ministre de la Santé . Dans ce département également, les élus avaient réclamé la fermeture des écoles voire même un reconfinement local. Sans succès.

    À voir également sur Le HuffPost: Situation “inquiétante” en Moselle avec 300 cas de variants sud-africains et brésiliens

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      Covid-19: un 1er cas de réinfection grave par le variant sud-africain observé en France

      AFP · news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February, 2021 - 19:53 · 3 minutes

    Un premier cas de réinfection grave par le variant sud-africain observé en France (photo prétexte prise à l

    CORONAVIRUS - Un premier cas de réinfection grave par le variant sud-africain du coronavirus a été décrit par des chercheurs français, ont indiqué ce vendredi 12 février les hôpitaux de Paris (AP-HP).

    “Ce cas illustre le fait que le variant (sud-africain) peut être responsable d’une réinfection grave après une première infection légère” avec le coronavirus classique, écrivent les chercheurs dans leur étude, parue mercredi dans la revue Clinical Infectious Diseases .

    “C’est, à notre connaissance, la première description d’une réinfection avec le variant sud-africain causant un Covid-19 sévère, quatre mois après une première infection modérée”, ajoutent-ils.

    Des cas de réinfection par des variants, britannique, sud-africain ou brésilien, ont déjà été documentés dans la littérature scientifique, mais le plus souvent, le deuxième épisode est moins sévère que le premier.

    En outre, ces cas de réinfection sont sans doute plus nombreux en réalité que ceux qui sont identifiés et décrits comme tels dans les revues médicales.

    Réinfecté 4 mois après la 1ère contamination

    Le cas décrit par les chercheurs français est celui d’un patient de 58 ans.

    En septembre 2020, cet homme, qui a des antécédents d’asthme, souffre de fièvre et a des difficultés à respirer modérées. Une infection au SARS-CoV-2 est diagnostiquée avec un test PCR. Les symptômes disparaissent en quelques jours et l’homme est testé négatif à deux reprises en décembre.

    En janvier, il est réadmis aux urgences de l’hôpital Louis-Mourier (AP-HP) de Colombes, près de Paris, pour des difficultés respiratoires et de la fièvre. Son test PCR est à nouveau positif, et le séquençage génétique montre la présence de mutations caractéristiques du variant sud-africain. Sept jours plus tard, le patient développe un syndrome de détresse respiratoire aigüe qui nécessite qu’il soit intubé et placé sous respirateur artificiel. Il était toujours dans un état critique au moment où l’étude a été soumise à publication dans la revue médicale.

    Au début de son hospitalisation, des tests sérologiques ont décelé chez l’homme la présence d’anticorps prouvant une infection passée. Cela suggère que “l’immunité développée à l’issue de la première infection n’a pas permis d’éviter la réinfection par le variant sud-africain”, souligne l’AP-HP dans un communiqué.

    “Le virus responsable du premier épisode infectieux n’a pas pu faire l’objet d’un séquençage”, poursuit l’AP-HP. “Toutefois, la survenue de la première infection un mois avant la première description du variant en Afrique du Sud, et trois mois avant son premier signalement en France, écarte la possibilité” que la seconde infection ne soit qu’un réveil de la première, ajoute-t-elle.

    Un an après le début de la pandémie, la durée de l’immunité contre le coronavirus fait toujours l’objet de nombreuses questions, renforcées par l’apparition de variants vraisemblablement plus contagieux ces derniers mois. Parmi eux, le sud-africain est source d’inquiétudes particulières: en raison de caractéristiques génétiques spécifiques, les scientifiques craignent qu’il n’amoindrisse l’efficacité des vaccins.

    À voir également sur Le HuffPost: Situation “inquiétante” en Moselle avec 300 cas de variants sud-africains et brésiliens

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      À Dunkerque, le variant anglais du Covid-19 va-t-il faire fermer collèges et lycées?

      Le HuffPost avec AFP · news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February, 2021 - 14:06 · 1 minute

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    COVID-19 - La situation sanitaire inquiète à Dunkerque. Les maires de la communauté urbaine de Dunkerque (Nord) ont demandé ce vendredi 12 février aux autorités de fermer les collèges et lycées une semaine avant les vacances scolaires, “suite aux alertes de reprise épidémique” du Covid-19 et du variant anglais sur ce territoire.

    “Afin de freiner le plus possible la circulation du virus à une semaine des vacances d’hiver, les élus ont demandé à Michel Lalande, préfet du Nord, de bien vouloir fermer dès lundi les établissements scolaires du second degré (les collèges et lycées) ainsi que la possibilité de dérogation à l’obligation scolaire pour les enfants scolarisés à l’école primaire (maternelle et élémentaire)”, écrivent dans un communiqué commun les édiles des vingt communes de l’agglomération.

    Sollicitée par l’AFP, la préfecture n’avait pas encore répondu en début d’après-midi.

    “Pour ne pas mettre en difficulté les familles”, la communauté urbaine prévoit de “maintenir” l’accueil en centres de loisirs, “tout en demandant aux parents qui en ont la possibilité de garder les enfants chez eux ou de trouver un autre mode de garde”.

    Amplification de la stratégie de vaccination

    Les élus souhaitent par ailleurs “que les autorités sanitaires augmentent nécessairement le niveau d’approvisionnement en doses vaccinales du territoire”, rappelant que “face à la circulation importante de variants, d’autres territoires ont pu bénéficier de ce type d’organisation”.

    “Cette amplification de la stratégie de vaccination est un enjeu majeur de soulagement à terme de la pression hospitalière actuellement constatée”, ajoutent-ils.

    Mercredi soir, l’agence régionale de santé (ARS) alertait sur l’évolution “préoccupante” de l’épidémie de Covid-19 à Dunkerque et Gravelines (Nord), indiquant que le variant anglais y est très présent. Les taux d’incidence sur la communauté urbaine de Dunkerque atteignaient respectivement 485 et 424 cas pour 100.000 habitants” (contre 208 au niveau national).

    À voir également sur le HuffPost: Contre le coronavirus et ses variants, Castex récapitule les nouvelles mesures

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      Le variant sud-africain menace en Moselle: peut-il supplanter le variant britannique?

      Grégory Rozières · news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 12 February, 2021 - 11:38 · 5 minutes

    Le variant 501Y.V3, dit

    SCIENCE - La Moselle, zone à risque? Jeudi 11 février, Olivier Véran a annoncé qu’il existait dans ce département une circulation importante d’un variant très concernant : 501Y.V2, découvert en Afrique du Sud . Des enquêtes sont en cours et le ministre se rend sur place ce vendredi 12 février.

    Ce qui a entraîné cette alerte: des analyses de tests PCR par “criblage”, qui permettent de distinguer différentes souches du coronavirus : les souches classiques, celles dites du variant anglais (501Y.V1) et celles des variants dits sud-africains et brésiliens (501Y.V2 et V3). Aujourd’hui, V1 représenterait 20 à 25% des cas. V2 et V3 de leurs côtés représentent 4 à 5% des cas. Mais en Moselle, ces variants sud-africains ou brésiliens sont bien plus présents: 300 ont été repérés, sans être tous liés via un phénomène de cluster.

    Et cela est problématique. Car si le variant anglais V1 est plus contaminant, il semble réagir normalement face au vaccin. Pour les versions V2 et V3, en revanche, les choses sont différentes. On sait qu’il semble capable d’échapper à une partie de l’immunité acquise après une infection. Il y a donc un risque que les vaccins fonctionnent moins bien. Si Pfizer/Biontech et Moderna ont montré des résultats préliminaires encourageants, celui développé par AstraZeneca pourrait moins bien s’en sortir.

    Mais quel est le risque de voir les variants sud-africains ou brésiliens dépasser le variant anglais et s’imposer en France? Concernant la problématique de dominance ou de régionalisation des variants, on est dans le flou: “c’est une vraie question, mais nous n’avons pas assez de données pour y répondre”, a précisé Daniel Lévy-Brühl, épidémiologiste à Santé publique France, lors d’une conférence de presse le 12 février.

    De l’autre côté de la Manche

    Jonathan Van-Tam, directeur médical adjoint pour l’Angleterre, a récemment affirmé que le variant sud-africain ne représentait pas une menace immédiate pour le Royaume-Uni. “Les premières données” sur la variante sud-africaine “ne suggèrent pas que la variante sud-africaine ait un avantage distinct en matière de transmissibilité”, a-t-il expliqué selon nos confrères du HuffPost UK . “C’est pourquoi il n’y a aucune raison de penser que la variante sud-africaine rattrapera son retard et dépassera notre virus actuel dans les prochains mois”.

    Le “virus actuel” évoqué par le chercheur britannique fait ici référence au variant découvert en Angleterre , 501Y.V1. Le fait que le variant V2 ne s’impose pas face au V1 serait une bonne nouvelle, mais les choses ne sont pas encore claires et il ne faut pas pécher par excès d’optimisme.

    D’abord, car contrairement à ce qui se passe outre-Manche, le variant anglais n’est pas encore dominant en France, ce qui laisse donc plus de place au variant sud-africain, quoi qu’il arrive.

    Une transmission encore floue

    De plus, la question de la contagiosité de V2 et V3 n’a pas de réponse claire. Il est en effet quasiment certain aujourd’hui que le coronavirus V1 (le variant anglais) est plus contaminant que les versions précédentes. Reste à savoir de combien. Plusieurs études évoquent des chiffres variés, de 35% à 75% de hausse de la transmission. Il est donc logique qu’il s’impose dans un territoire par rapport au Sars-Cov2 “classique”. Ce qui fait peser un risque de nouvelle vague .

    Concernant V2, le variant sud-africain, les choses ne sont pas établies avec certitude. Une étude qui a analysé la courbe de progression de cette version du coronavirus en Afrique du Sud estime qu’il semble environ 50% plus contaminant. Mais les données sont bien plus partielles que pour le variant anglais.

    Si les deux nouvelles versions du Sars-Cov2 sont à peu près aussi contaminantes, pourquoi V1 semble-t-il s’imposer plus vite que V2 en Europe? Cela peut être dû au fait que la version apparue en Angleterre a plus facilement eu accès aux territoires européens, vu les échanges plus importants entre les pays de l’UE et le Royaume-Uni. Et une fois le variant anglais dominant, la version venue d’Afrique du Sud n’aurait donc pas de raison de s’imposer par-dessus.

    Mais, encore une fois, la hausse de transmissibilité exacte de V1 et V2 est encore très floue. Il est possible que le variant sud-africain soit finalement un peu plus contaminant et finisse donc par s’imposer. Il est également possible que ce soit l’inverse... et ce ne serait pas spécialement une bonne nouvelle. Voici pourquoi.

    Un risque à long terme?

    Dans leurs travaux, les chercheurs qui ont tablé sur une hausse de contagiosité de 50% se sont aussi demandé comment 501Y.V2 aurait pu s’imposer en Afrique du Sud sans être plus contaminant. Dans ce cas de figure, il faudrait que ce variant échappe en partie à l’immunité. En clair, qu’il arrive à infecter une partie de la population qui a déjà été contaminée par le coronavirus et a normalement développé des anticorps. Ce ne serait pas illogique, étant donné que l’Afrique du Sud a déjà été fortement touchée par l’épidémie “classique” de Covid-19.

    Résultat du modèle: si V2 n’est pas plus contaminant, alors il faudrait qu’il réussisse à ignorer 21% de l’immunité acquise. Ces calculs vont dans le même sens que des études en laboratoire montrant que ce variant est moins impacté par les anticorps classiques dirigés contre le coronavirus.

    Dans ce scénario, V2 ne s’imposerait pas face à V1... jusqu’à un certain point.  L’immunologiste Kristian Andersen explique sur Twitter que dans ce cas, “un haut niveau d’immunité [dans la population, NDLR] pourrait aider” le variant 501Y.V2 à rapidement s’imposer dans un pays.

    En clair, si le variant sud africain V2 ne s’impose pas rapidement, c’est une bonne nouvelle à court terme. Mais cela pourrait poser problème à plus long terme, une fois qu’une grande partie de la population aura été touchée par la maladie et donc théoriquement immunisée. La bonne nouvelle, c’est que les vaccins protègent tout de même en partie contre ce variant. Pour Pfizer et Moderna, l’efficacité semble toujours assez élevée.

    Et de manière générale, précise Kristan Andersen, malgré le risque posé par le variant sud-africain, il ne faut surtout pas se dire que la vaccination doit ralentir. Même si les vaccins étaient moins efficaces, ils le sont quand même en partie. Il faut donc vacciner le plus massivement possible et se tenir prêt à adapter les vaccins face au risque posé par des variants échappant à l’immunité.

    À voir également sur Le HuffPost : Comprendre les mutations du coronavirus en 2 minutes

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      En Moselle, les variants sud-africains et brésiliens du coronavirus inquiètent

      Lucie Oriol · news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 11 February, 2021 - 18:38 · 2 minutes

    CORONAVIRUS - Un département au cœur des inquiétudes. Lors d’un nouveau point sur la situation épidémique du coronavirus en France, le ministre de la Santé Olivier Véran a évoqué ce jeudi 11 février le cas particulier de la Moselle.

    Globalement sur l’ensemble de la France, sur 17.000 échantillons de tests PCR positifs qui ont été analysés ces quatre derniers jours, le variant britannique est responsable d’entre 20 et 25% des cas, c’est plutôt aux alentours de 4 à 5% pour ses cousins sud-africains et brésiliens . “Dans certains département on n’en trouve pas la trace. Dans d’autres, on en trouve quelques dizaines de cas, notamment dans des clusters”, a précisé Olivier Véran avant d’évoquer plus spécifiquement les cas de la Dordogne, où 40 cas ont été identifiés majoritairement à cause de clusters, à l’inverse de la Moselle.

    Dans ce dernier territoire, sur les quatre derniers jours, 300 cas de mutations évocatrices des variants sud-africains et brésiliens ont été identifiés. “200 cas supplémentaires avaient déjà été identifiées les jours précédents. Cela ne correspond pas à des clusters, les personnes malades n’ont pas nécessairement voyagé et n’ont pas été en contact avec des personnes ayant voyagé”, a ajouté le ministre. La Moselle est aussi un territoire où l’incidence générale est plus élevée que la moyenne en France et que dans l’ensemble de la région Grand Est,

    Pour l’instant pas d’explications sur cette prépondérance des variants, mais Olivier Véran se rendra sur place demain, où une concertation est prévue avec les préfets et les élus locaux.

    Balayant pour le moment une quelconque mesure de confinement du département, il a ajouté: “nous allons regarder au cas par cas la situation de chaque patient identifiés. On est encore dans une phase d’analyse de compréhension des mécanismes. Pourquoi est-ce que c’est en Moselle qu’on trouve ces variants?”.

    Le département avaient fait partie de la quinzaine de premiers territoires à passer en couvre-feu avancé à 18 heures au début du mois de janvier.

    À voir également sur Le HuffPost: Les mutations des virus expliquées en 2 minutes

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      Covid-19: les courbes et cartes de l'épidémie à l'épreuve du variant

      Grégory Rozières · news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 11 February, 2021 - 02:35 · 13 minutes

    SCIENCE - “Nous sommes sortis de la zone de danger.” “On a trouvé le bon dosage. Tout est à peu près stable, certaines courbes repartent même à la baisse.” Voilà la teneur des discussions au sein du gouvernement par rapport à l’épidémie de Covid-19 , affirme France Inter ce mercredi 10 février.

    Un optimisme qui commence même à s’afficher ouvertement: les chiffres du coronavirus “apparaissent déclinants”, a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal lors du compte rendu du conseil des ministres. La veille, Olivier Véran estimait possible qu’un 3e confinement n’arrive “jamais”.

    En clair: Emmanuel Macron a bien fait de dire non à un reconfinement et de laisser sa chance aux restrictions actuelles, déjà draconiennes, notamment au couvre-feu dès 18 heures. Et quand on voit l’évolution actuelle des principaux indicateurs, on pourrait être tenté de se dire que nous sommes sur la bonne voie.

    Malheureusement, la réalité est bien plus nuancée. D’abord, car, comme on l’a vu depuis le début de la pandémie de Covid-19, les bons indicateurs doivent se prolonger plusieurs jours pour s’assurer que la tendance est durable. Les cartes et courbes du HuffPost ci-dessous permettent de le comprendre. Surtout, la propagation du variant anglais 501Y.V1, plus contaminant, change radicalement les modèles épidémiologiques ( plus de détails à ce sujet en fin d’article ).

    Les courbes globales de l’épidémie en France

    Plusieurs indicateurs sont suivis par le gouvernement, les chercheurs et les autorités sanitaires pour suivre l’évolution du coronavirus en France. Les courbes ci-dessous, mises à jour en temps réel grâce aux chiffres de la Direction générale de la santé, permettent d’y voir plus clair.

    Voici une description des principaux indicateurs suivis:

    • Taux d’incidence : c’est le nombre de cas détectés pour 100.000 habitants. Il est très utile, car il donne un état des lieux de l’épidémie en quasi-temps réel (quelques jours de décalage pour l’apparition des symptômes, voire avant leur apparition pour les cas contacts). Mais il est dépendant des capacités de dépistage.
    • Taux de positivité : c’est le nombre de tests positifs par rapport aux tests totaux effectués. Il permet de “contrôler” le taux d’incidence. S’il y a beaucoup de cas dans un territoire (taux d’incidence), mais que cela est uniquement dû à un dépistage très développé, le taux de positivité sera faible. À l’inverse, s’il augmente, cela veut dire qu’une part plus importante des gens testés sont positifs, mais surtout que les personnes contaminées qui ne sont pas testées, qui passent entre les mailles du filet, sont potentiellement plus nombreuses.
    • Taux d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid-19 : C’est un chiffre scruté, car il permet de savoir si les hôpitaux sont capables de gérer l’afflux de patients. Il est très utile, car il y a peu de risque de biais: il ne dépend pas du dépistage et les occupations de lits sont bien remontées aux autorités. Son désavantage: il y a un délai important entre la contamination et le passage en réanimation, d’environ deux à trois semaines.
    • Décès à l’hôpital : Comme les réanimations, c’est un indicateur plutôt fiable, mais avec un délai important.

    On remarque sur ces divers graphiques qu’un pic a été atteint en novembre, et ce pour tous les indicateurs. L’effet combiné des diverses mesures prises (confinement, couvre-feu, etc.), mais aussi des changements de comportements des Français ont permis ensuite de l’enrayer.

    Pour autant, on voit également que la baisse s’est transformée en stagnation, voire en début de hausse. Les fêtes de fin d’année ont perturbé le dépistage, ce qui se ressent dans les courbes d’incidence et de positivité. Elles ont ensuite repris leur progression... jusqu’à ces derniers jours, où un nouveau plateau semble se former, voire même une décrue pour les taux d’incidence et de positivité.

    Effet couvre-feu ?

    Une stagnation due au couvre-feu à 18 heures généralisé? Il faut bien se garder de juger trop rapidement la situation, de nombreux paramètres ont un impact sur l’épidémie. Le gouvernement a d’ailleurs reconnu, peu avant de renoncer à un confinement préventif, que l’efficacité du couvre-feu était relative.

    Mi-janvier, l’exécutif avait affiché un léger optimisme en voyant l’évolution de l’épidémie dans les 15 départements qui avait basculé en couvre-feu avancé le 2 janvier. Le taux d’incidence augmentait moins vite dans ces territoires qu’ailleurs. Le 19 janvier, Olivier Véran affirmait même qu’un “effet couvre-feu” se faisait sentir, avec, pour ces 15 départements, une baisse de “16% à peu près sur une semaine” de l’incidence.

    Le début de la baisse pour ces départements a débuté le 9 janvier, 7 jours après la mise en place du couvre-feu à 18 heures. Logique, dans un sens: le délai moyen d’incubation est de 5 jours et le délai moyen entre le début des symptômes et la réalisation d’un test PCR est de deux jours.

    On pourrait donc se dire que pour voir le début d’une baisse du taux d’incidence lié au couvre-feu national à 18h, décrété le 16 janvier, il faudrait attendre les chiffres 7 jours plus tard. Et le fait est que depuis deux semaines, l’évolution va plutôt dans le bon sens.

    Les courbes ci-dessous permettent d’y voir plus clair. Ce graphique montre l’évolution du taux d’incidence moyen pour les trois catégories de départements: ceux sous couvre-feu avancé depuis le 2 janvier (15 départements), le 10 janvier (8 départements) ou le 16 janvier (le reste de la France métropolitaine).

    On voit ici que, logiquement, les territoires touchés par la mesure plus tôt sont ceux avec l’incidence la plus élevée. On voit aussi que les deux courbes bleues et jaunes ont commencé à baisser aux alentours de mi-janvier, mais qu’elles ont ensuite remonté, pour finalement commencer à baisser à nouveau.

    Le graphique ci-dessous permet de mieux se rendre compte de la situation. C’est la même chose, sauf que c’est l’évolution en pourcentage sur une semaine du taux d’incidence qui est mesurée.

    Si les départements sous couvre-feu avancé sont effectivement passés en négatif à la mi-janvier, la tendance s’est rapidement inversée... pour finalement revenir à une légère diminution de l’incidence depuis la fin du mois.

    On remarque surtout que s’il existe des variations entre ces trois groupes de départements, ils suivent tout de même une tendance globalement similaire. Si le couvre-feu étendu était réellement une arme très efficace, on devrait voir une différence marquée en fonction de sa date de mise en application. Est-ce un délai logique entre les mesures et leur effet? Les fluctuations actuelles sont-elles dues à d’autres facteurs, comme la météo ou le comportement des Français? Impossible à dire.

    Une fois ces précautions prises, il peut être intéressant d’observer l’évolution de l’épidémie à un niveau plus local.

    Carte du taux d’incidence et de positivité par département

    Sur la carte ci-dessous, on peut ainsi voir l’évolution du taux d’incidence sur les trois dernières semaines, en pourcentage, par département.

    Pour des raisons techniques, les territoires ultramarins ne sont pas visibles sur nos cartes, mais sont accessibles dans le moteur de recherche en haut à gauche.

    Mais seul, ce baromètre peut être parfois trompeur. Le taux de positivité permet de limiter les biais. C’est pour cela que nous avons également mis au point une carte de France basée sur le taux d’incidence et de positivité. Chaque département est coloré en fonction de l’évolution de ces indicateurs. La première carte (bouton “tendances”) permet de voir l’évolution dans le temps du taux d’incidence et de positivité. En clair, de savoir si la situation s’améliore ou se détériore dans chaque département.

    Comme ces taux dépendent des remontées du dépistage, nous avons choisi de mettre en avant uniquement les baisses et hausses des deux taux pendant plus d’une semaine.

    La seconde carte (bouton “indice global”) montre l’état d’un département par rapport aux seuils de vigilance et d’alerte mis au point par le gouvernement lors du déconfinement en mai dernier. Par rapport à la seconde vague, une grande partie des départements ne sont plus au-delà des deux seuils d’alerte. Mais on voit que la situation reste compliquée dans une majorité de départements.

    Courbes du taux d’incidence et de positivité par département

    Si la carte ci-dessus est pratique pour voir en un coup d’oeil la situation actuelle et la tendance globale par département, il peut être également utile de regarder plus en détail l’évolution dans un département précis. C’est justement ce type d’évolution qui est scrutée par les autorités pour prendre des mesures locales, comme l’avancée du couvre-feu à 18h.

    Nous avons donc mis au point un graphique permettant de comparer l’évolution du taux d’incidence et de positivité dans le temps, par départements. Ici aussi, il faut se garder de conclusions hâtives: une hausse ou une baisse doit se confirmer pendant plusieurs jours et, surtout, se voir répercuter sur les autres indicateurs.

    Carte des réanimations par département

    L’un des indicateurs les plus stables est le nombre de personnes qui entrent en réanimation. C’est également celui que suit avec attention le gouvernement, car le taux d’occupation de ces lits est primordial: il faut éviter une saturation qui, en plus des morts provoqués par le Covid-19, engendrerait des conséquences en cascade sur le reste du système de santé.

    La carte ci-dessous résume la tendance en termes de nombre de lits en réanimation occupés par des patients Covid-19, sur les 7 et 14 derniers jours.

    Courbes des réanimations et hospitalisations par départements

    Le principal inconvénient de cet indicateur, c’est qu’il y a un gros décalage temporel. “Pour les cas sévères, on a estimé qu’il se passe environ deux semaines entre l’infection et l’admission en réanimation. Donc l’impact d’une mesure contraignante ne sera visible que 14 jours après”, explique au HuffPost Samuel Alizon, directeur de Recherche au CNRS, spécialiste de la modélisation des maladies infectieuses.

    Afin de pouvoir suivre cette évolution justement, voici un graphique permettant de voir le nombre de personnes hospitalisées ou en réanimation pour cause de coronavirus, dans chaque département.

    On voit ici que ces courbes suivent généralement celle du taux d’incidence avec deux à trois semaines de décalage, notamment dans les départements les plus touchés.

    Un variant qui peut tout faire basculer

    Si l’on s’arrête à ces différents indicateurs, on peut se dire effectivement que la possibilité d’une échappatoire augmente de jour en jour. Et qu’à condition que la tendance continue et que les chiffres hospitaliers suivent l’incidence, le mois de février pourrait bien se passer.

    Malheureusement, le variant anglais change la donne. Si ce n’est pas un “nouveau virus”, c’est par contre une épidémie dans l’épidémie. On sait en effet que ce variant, 501Y.V1, est plus contagieux que les souches classiques du Sars-Cov2. Logiquement, quand il apparaît dans un pays, il finit par y être majoritaire.

    Et même si ses mutations ne le rendent pas plus mortel, le fait qu’il soit plus contagieux est déjà un énorme problème , car cela change la courbe de l’épidémie. Imaginons qu’avec les mesures actuelles, couvre-feu compris, le taux de reproduction du virus, le fameux “R effectif”, soit de 0,8. Cela veut dire qu’une personne infectée en contamine en moyenne 0,8. Donc, l’épidémie baisse.

    Mais avec un variant, disons, 50% plus contagieux (les estimations fluctuent entre 35% et 75%), les choses changent. Si le coronavirus classique, avec les mesures actuelles, a un R de 0,8, celui du coronavirus 501Y.V1 (variant anglais) se situerait autour de 1.2. Et là, l’épidémie progresse. Exponentiellement.

    Une question de temps et de R

    Mais alors pourquoi l’épidémie régresse-t-elle en France alors que le variant y est de plus en plus présent? La semaine dernière, il représentait 14% des infections, avec une progression de 50% par semaine (ce qui est plus lent que ce que l’on a vu en Angleterre ou au Portugal). Plusieurs solutions sont possibles.

    La plus optimiste est que les mesures actuelles font que, variant ou pas, le R est inférieur à 1. Cela voudrait dire, en gros, que les restrictions actuelles sont aussi efficaces que le couvre-feu de mars 2020. Peu probable, même si ce n’est pas impossible: une partie de la population est déjà immunisée, les masques sont courants, les Français connaissent les risques et font certainement plus attention. On sait également que des mesures très strictes, comme ce que l’on a vu au Royaume-Uni et au Portugal, permettent de gérer l’épidémie, même quand le variant est dominant.

    L’autre possibilité, malheureusement plus probable pour l’instant, c’est qu’avec les mesures actuelles, le coronavirus “classique” soit en baisse... mais que le variant soit en hausse. C’est exactement ce qui se passe au Danemark, comme le rapporte Science Magazine . Alors que le pays est confiné depuis Noël, le nombre de cas a énormément chuté... mais le nombre de cas de variants augmente.

    Cela veut dire qu’avec le confinement danois, le R du coronavirus classique est inférieur à 1, mais que le R du variant est supérieur à 1. Mais comme pour le moment, le variant est encore minoritaire, le nombre de cas global baisse.  Aujourd’hui, le R est encore inférieur à 1 au Danemark. Mais il augmente depuis la mi-janvier. Alors que les mesures n’ont pas changé.

    Le taux de reproduction R au Danemark

    Actuellement, le variant anglais représente un peu moins de 30% des cas de coronavirus au Danemark. Chaque semaine, la part de cette nouvelle souche augmente de 50%, comme en France.

    En clair, la situation danoise est assez similaire à ce qui se passe en France, à quelques détails près. Nous avons deux semaines de retard concernant la prépondérance du variant, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

    Par contre, le taux de reproduction général du virus en France est loin d’être aussi faible qu’au Danemark, où il a atteint un plus bas de 0.6 à la mi-janvier. Dans l’Hexagone, il était supérieur à 1 jusqu’à récemment et vient tout récemment de descendre juste en dessous, aux alentours de 0,99, selon les estimations de l’épidémiologiste Antoine Flahault.

    Si le R est supérieur à 0.8, l

    Le 5 janvier, le Statum Serum Institut, l’équivalent danois de Santé publique France, expliquait , pour justifier le maintient du confinement, qu’il fallait réduire le R à 0.7 pour espérer ne pas voir l’épidémie augmenter au fur et à mesure de la progression du variant. Dans les autres scénarios, les cas de coronavirus augmentent à nouveau au bout d’un certain temps. Reste maintenant à voir si les modèles ont vu juste. La réponse devrait être visible, en France comme au Danemark, dans les semaines à venir.

    À voir également sur Le HuffPost : comprendre les mutations du coronavirus en 2 minutes

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      L'OMS défend l'efficacité du vaccin AstraZeneca face aux variants

      AFP · news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 10 February, 2021 - 16:23 · 2 minutes

    Une dose de vaccin AstraZeneca contre le coronavirus à l

    CORONAVIRUS - Nouvelles recommandations. Le vaccin contre le Covid-19 développé par AstraZeneca peut être administré aux plus de 65 ans, mais aussi dans les pays où les variants sont présents, a indiqué ce mercredi 10 février le Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS sur la vaccination (SAGE)

    Les personnes de plus de 65 ans devraient recevoir le vaccin”, a ainsi déclaré le président du Groupe d’experts, Alejandro Cravioto, en conférence de presse.

    Ces recommandations interviennent alors que ce vaccin à vecteur viral, développé par le laboratoire britannique AstraZeneca et l’université d’Oxford, a connu des déboires ces dernières semaines, son efficacité ayant été mise en cause pour les personnes âgées de plus de 65 ans et dans les pays où les variants sont présents.

    Le vaccin AstraZeneca/Oxford, que le Royaume-Uni a été le premier à administrer massivement à sa population dès décembre, a déjà été approuvé par plusieurs autres pays et par l’Union européenne.

    Mais certains gouvernements ont préféré le recommander uniquement pour les moins de 65 ans, voire 55 ans, faute de données suffisantes sur son efficacité pour les plus âgés.

    L’Afrique du Sud, s’appuyant sur une étude, a en outre évoqué dimanche la possibilité d’une efficacité “limitée” de ce produit contre le variant sud-africain, considéré plus contagieux et largement responsable de la deuxième vague dans ce pays. Pretoria s’est d’ailleurs dit prête mercredi à revendre ou échanger un million de doses du vaccin AstraZeneca, qu’elle a abandonné au profit de celui de Johnson & Johnson.

    Dans ses recommandations, le groupe d’experts de l’OMS indique cependant que “cette étude a été conçue pour évaluer l’efficacité (du vaccin, ndlr) contre toutes les formes de gravité de la maladie, mais la petite taille de l’échantillon n’a pas permis d’évaluer spécifiquement l’efficacité du vaccin contre les formes graves du Covid-19”.

    “Compte tenu de cela, l’OMS recommande actuellement l’utilisation du vaccin AZD1222 (...) même si des variantes sont présentes dans un pays”, écrivent-ils.

    Avec une efficacité moyenne évaluée pour l’heure à 70%, le vaccin d’AstraZeneca/Oxford est moins probant que ceux de Pfizer/BioNTech ou de Moderna, dont l’efficacité dépasse les 90%.

    Mais ce vaccin utilise une technologie plus traditionnelle, ce qui le rend moins coûteux, plus facile à stocker puisqu’il peut être conservé dans des réfrigérateurs et non à très basse température, et donc plus adapté à des campagnes de vaccination massives.

    “C’est l’un de ces vaccins qui peuvent être conservés dans des réfrigérateurs ordinaires et il va donc être très utile”, a souligné la responsable scientifique de l’OMS, Soumya Swaminathan, aux médias.

    À voir également sur Le HuffPost: Vaccins dans l’UE: Ursula von der Leyen reconnait des lacunes

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      Un confinement pendant les vacances scolaires? Castex ne l'exclut pas

      AFP · news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 4 February, 2021 - 19:09 · 2 minutes

    CONFINEMENT - Pas de nouvelles mesures, mais prudence. Juste avant le début des vacances scolaires, le gouvernement a renouvelé ce jeudi 4 février lors d’un point presse son appel à la vigilance sur fond de progression des variants plus contagieux du coronavirus.

    Interrogé sur l’éventualité d’un reconfinement qui interviendrait pendant les vacances scolaires, le Premier ministre Jean Castex a estimé (vidéo en tête d’article) que c’était une “perspective qu’on ne peut pas exclure” avant d’ajouter que dans ce cas-là, “notre intention est d’autoriser les gens à regagner dans ces conditions leur domicile”.

    Un peu plus tôt, au début du point presse , il avait en revanche déclaré que “la situation ne justifiait pas à ce jour” un nouveau confinement et que cette mesure ne pouvait “s’envisager qu’en tout dernier recours”.

    “Nous devons éviter tout relâchement”

    “Plus que jamais, nous devons éviter tout relâchement (...) je vous invite à la plus grande prudence durant ces congés, a ajouté Jean Castex, insistant sur l’importance de “se faire tester, s’isoler au moindre doute, appliquer les gestes barrières ou encore respecter les règles communes…”

    Et de conclure: “Plus que jamais ces bonnes pratiques quotidiennes sont au cœur du combat contre la pandémie surtout si nous avons la volonté commune d’éviter un nouveau confinement, la volonté commune de soulager nos soignants et nos services hospitaliers.”

    Pas de confinement, mais des restrictions supplémentaires

    Cette semaine, une source proche de l’exécutif indiquait à l’ AFP que les vacances scolaires étaient plutôt analysées comme un facteur positif, cette période impliquant une baisse des brassages dans les écoles et au travail.

    L’exécutif a renoncé en fin de semaine dernière à imposer un troisième confinement , mais il a renforcé les mesures qui s’ajoutent au couvre-feu à 18h en vigueur depuis bientôt trois semaines, en restreignant les possibilités de voyager à l’étranger et en décidant la fermeture des grandes surfaces commerciales (plus de 20.000 mètres carrés).

    De plus, les bars, restaurants et lieux culturels sont toujours fermés depuis la fin du mois d’octobre.

    À voir également sur Le HuffPost: Les 4 grands types de vaccins contre le Covid-19 expliqués en 2 minutes